Terminé le rendez-vous annuel chez le médecin à chaque rentrée scolaire pour obtenir un certificat d'aptitude à la pratique sportive pour les mineurs. Ce document, nécessaire pour inscrire son enfant à une activité sportive en club, constituait une formalité pesante pour les parents. Il disparaît définitivement avec la publication ce samedi au Journal officiel du décret adopté dans le cadre de la loi d’accélération et de simplification de l’action publique du 7 décembre 2020.

Désormais, ce certificat médical sera remplacé par un questionnaire de santé rempli par l’enfant et ses parents.

Simplifier l'accès à la pratique sportive

Obtenir un rendez-vous chez le médecin, payer les frais... La délivrance du certificat médical était contraignante pour certains parents et pouvait en dissuader certains. Or, "la pratique d'une activité sportive est essentielle pour lutter contre les effets dévastateurs de la sédentarité", rappelle le ministère de la Santé, ajoutant que c'est même "déterminant pour la santé et le bien-être des Français, et en particulier des enfants", d'autant plus depuis le début de la crise sanitaire.

Dans la perspective de rendre plus accessible la pratique du sport, "le gouvernement a souhaité simplifier l’accès des enfants à un club ou une association sportive", explique le ministère des Sports, à la tête duquel Roxana Maracineanu "s’emploie à lever tous les freins à une pratique sportive régulière".

Le certificat remplacé par un questionnaire

À la place d'un certificat délivré par un médecin, les familles devront simplement remplir un questionnaire sur l’état de santé de leur enfant, composé de 20 questions. Parmi elles :

  • "As-tu eu la tête qui tourne pendant un effort ?"
  • "As-tu commencé à prendre un nouveau médicament tous les jours et pour longtemps ?"
  • "As-tu du mal à t’endormir ?"
  • "Te sens-tu triste ou inquiet ?"
  • "Penses-tu avoir besoin de voir ton médecin pour continuer le sport ?"

Les parents, eux, doivent préciser s’il y a des cas de maladies cardiaques ou cérébrales graves dans la famille, indiquer s’ils sont inquiets pour le poids de leur enfant ou s’ils ont manqué des rendez-vous prévus dans le cadre du suivi médical de leur enfant.

 

Certaines disciplines restent à part

Cependant, le décret précise que "la production d’un certificat demeure toutefois lorsque les réponses au questionnaire de santé du mineur conduisent à un examen médical, mais également pour les disciplines à contraintes particulières".

Parmi les disciplines qui n'échappent pas à un certificat médical : l'alpinisme, la plongée subaquatique, la spéléologie, les disciplines sportives pratiquées en compétition pour lesquelles le combat peut prendre fin par K.-O., les disciplines sportives comportant l’utilisation d’armes à feu, les disciplines sportives pratiquées en compétition, comportant l’utilisation de véhicules terrestres à moteur, les disciplines sportives aéronautiques pratiquées en compétition, le parachutisme et le rugby.

Toutefois, ce questionnaire ne doit pas remplacer les visites médicales régulières de l’enfant, notamment pour assurer le suivi de sa croissance. Ces consultations d’aptitude au sport sur la tranche d’âge des 12-18 ans sont particulièrement importantes parce qu’elles permettent de faire de la prévention, notamment en matière d’obésité, de toxicomanie en abordant les sujets liés au tabac ou au cannabis.

Le ministère de la Santé se veut rassurant et explique qu’il ne s’agit pas de négliger le suivi médical nécessaire des mineurs. Au contraire, il rappelle que l’Assurance maladie a "renforcé le nombre de consultations prises en charge jusqu’à 18 ans", et que "cette mesure doit permettre d’encourager une reprise massive du sport".

Les Éclaireuses

 

 

 

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