Alors que le Premier ministre s'exprimait hier soir une énième fois quant à la situation sanitaire, la mairie de Paris a annoncé son souhait d'un confinement de trois semaines. Cette proposition sera soumise ce week-end au préfet et à l’agence régionale de santé (ARS), a annoncé le premier adjoint Emmanuel Grégoire hier sur France Info. Une mesure radicale dans "la perspective de tout rouvrir" à son issue, y compris bars, restaurants et lieux culturels, a-t-il affirmé, tout en conservant des mesures de protection sanitaire

Si Jean Castex a décidé d'attendre une semaine supplémentaire avant de décider d'un confinement partiel dans certains départements, le premier adjoint d'Anne Hidalgo préfère un "confinement tout court" à Paris plutôt qu’un confinement le week-end, une mesure "très contraignante sur le plan de l’impact sociétal et assez peu efficace sur le plan sanitaire", de façon à "vraiment redonner de l’oxygène".

 

Un confinement parmi d'autres options envisagées

Un confinement, une mesure envisagée parmi d'autres, que la mairie de la capitale souhaite mettre en débat. La municipalité parisienne n’étant pas convaincue par le couvre-feu, "on a besoin de porter un certain nombre d’options sur la table", ajoute-t-il. Parmi ces options, le "retour au télétravail de façon obligatoire" ou encore des mesures "ciblées, avec discernement et à durée limitée" vis-à-vis des commerçants.

 

 

La mise en place d'un pass sanitaire en discussion

Dans la quête de solution, Emmanuel Macron envisage désormais la mise en place d'un "pass sanitaire" en vue de la réouverture des lieux culturels et des restaurants fermés depuis de nombreux mois maintenant. Il tiendra la semaine prochaine une réunion avec des membres du gouvernement pour préparer la mise en place de cette mesure, qui ne sera toutefois pas un "passeport vaccinal", a-t-il annoncé ce jeudi 25 février. Pour éviter toute confusion, il a également insisté sur le fait que cette mesure "ne sera pas uniquement liée à la vaccination".

La mise en œuvre d’un tel instrument "va poser beaucoup de questions techniques, de respect des données individuelles, d’organisation de nos libertés" qui nécessite une préparation "dès maintenant techniquement, politiquement, juridiquement”, a expliqué le président au cours d’une conférence de presse. 

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Les Éclaireuses