Il n'y a pas de mal à prendre pour argent comptant certaines idées reçues. L'erreur est humaine et de nombreux facteurs peuvent venir influencer notre pensée. Mais, dès qu'il est question de sexe, de nombreux mythes persistent et ils ont une influence sur notre vie intime. Ce qui est triste, c'est qu'ils peuvent nous induire en erreur, nous provoquer des complexes ou nous influencer dans notre pratique. 

La sexualité est déjà un sujet houleux qui subit encore de nombreux tabous. Pas besoin, donc, d'ajouter des fausses croyances aux sujets. Surtout pour les plus jeunes. 

Si le porno peut être la source de certaines croyances, les "histoires" ou les justifications racontées par les parents aux jeunes adolescents peuvent aussi venir créer de fausses croyances. On ne pense pas à mal, bien sûr, lorsque l'on dit aux enfants qu'il faut être amoureux pour faire l'amour ou que les garçons et les filles ne viennent pas de la même planète. Certaines justifications peuvent finir par créer de la culpabilité ou des peurs qui auront une influence tout au long de notre vie. 

C'est en cela qu'il est important de déconstruire, rapidement, certains mythes qui entourent la vie sexuelle, pour notre bien à tous. 

Enjoy,

Les Éclaireuses

 

1) L'éjaculation masculine est forcément synonyme d'orgasme

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Faux. S'il est vrai que l'orgasme est plus "facile" chez les hommes (encore que), l'éjaculation ne sous-entend pas un orgasme. Un homme peut très bien éjaculer sans avoir un orgasme, prendre énormément de plaisir sans éjaculer ou même avoir des orgasmes multiples avant éjaculation. In fine, l'orgasme n'est même pas le paramètre obligatoire pour un rapport sexuel "réussi". Il est tout à fait possible de prendre beaucoup de plaisir sans pour autant éjaculer ni même pénétrer son ou sa partenaire.

 

2) Plus un pénis est gros, plus le ou la partenaire aura du plaisir

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Avez-vous déjà entendu parler des déchirures vaginales ou anales ? Ce sont des choses qui peuvent arriver en cas d'un rapport trop violent ou à cause d'une "nature un peu trop généreuse" sur la taille du pénis. Il faut aussi prendre en compte le fait qu'un vagin ne fait jamais plus de 12cm. Heureusement, c'est un organe élastique, qui s'adapte souvent à la taille du partenaire. Une bonne conscience de son périnée peut également aider à adapter la pression autour du membre du partenaire. 

La seule situation où la taille peut-être un "handicap", c'est pour le cas du micropénis. Mais dans les faits, il n'est pas vrai de dire que plus un pénis est gros plus il procure du plaisir au partenaire.

 

3) Plus un rapport sexuel est long, mieux c'est

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Il n'y a pas de règle sur la durée parfaite d'un rapport sexuel. Cela dépend des partenaires, de la lubrification, de la stimulation... Dans les rapports qui durent, certaines douleurs liées au frottement peuvent se faire sentir. L'idée n'est évidemment pas de chercher à établir un record. Un rapport rapide peut être tout aussi agréable qu'un rapport qui dure. Certaines techniques, comme le tantrisme, requièrent une certaine longueur, mais cela ne concerne pas uniquement la partie "pénétration". Le plus important, finalement, c'est d'être à l'écoute de ses envies et de celles de son/sa partenaire.

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4) La ménopause et l'andropause signent l'arrêt de la vie sexuelle

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Plus généralement, nous avons tendance à croire que les personnes qui prennent de l'âge finissent par ne plus faire l'amour. Si vous avez des amis.es informier.eres en EHPAD, il est certain qu'ils auront des anecdotes croustillantes à vous raconter sur les pensionnaires qui découchent pour aller se lover dans le lit de leur voisin.ne de chambre. Plus généralement, l'absence d'hormones ne coupe pas les envies sexuelles. Si certaines choses changent, comme la possibilité de tomber enceinte, ou encore la lubrification, rien ne prouve que les personnes ménopausées ou andropausées arrêtent de faire l'amour, au contraire (comme le disait Florence Foresti, "la cinquantaine, c'est l'adolescence avec une carte bleue" et qu'est-ce qui occupe le plus l'esprit des ados à part le sexe ?). 

 

5) On ne peut pas tomber enceinte pendant ses règles

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Alors, en théorie, oui. Mais comme pour tout dans la vie, il y a la théorie et la pratique. S'il est évident que les règles rendent le terrain hostile à la procréation, il est important de prendre en compte le temps de vie des spermatozoïdes dans les voies génitales. Si le rapport non protégé a lieu en fin de règles et que certains soldats survivent jusqu'à l'ovulation, dans l'absolu, il est tout à fait possible de tomber enceinte pendant ses règles. 

 

6 Le déni de grossesse est un mythe

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C'est vrai qu'il paraît assez difficile de croire qu'une femme peut ne pas se rendre compte qu'elle est enceinte. On peut même penser que c'est un phénomène très rare. Pourtant, en 2020, 1 grossesse sur 500 était un déni de grossesse partiel et/ou total. Le plus rare étant le déni de grossesse à terme, qui concerne pourtant 1 grossesse sur 3000 en France. Ce n'est donc finalement pas si rare que cela et c'est bel et bien une réalité. Il n'y a d'ailleurs pas de sociotype pour les femmes ayant fait un déni de grossesse. Cela peut arriver à n'importe qui, sous pilule ou non et à n'importe quel âge. 

 

7) Les femmes fontaines sont des femmes à part

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Encore une fois, c'est faux. En théorie, toutes les femmes peuvent être des "femmes fontaines". Ce phénomène d'éjaculation féminine peut arriver à tout moment lors d'un rapport. Il n'y a pas de règles pour ce phénomène. Les professionnels ne savent d'ailleurs pas très bien d'où vient ce liquide. Mais, une chose est sûre, cela peut arriver à n'importe quelle femme. Ce phénomène exprime un lâcher-prise ultime, cela sous-entend donc une bonne connaissance de son corps et demande aux femmes d'être plutôt libérées sur la question de la sexualité.

 

8) Il y a des femmes clitoridiennes et des femmes vaginales

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Il est temps d'arrêter de penser ça, une bonne fois pour toutes, c'est une fausse croyance. Le plaisir dépend toujours du clitoris, qu'il soit stimulé de façon interne ou externe. 

 

9) Quand on est amoureux et épanoui, il faut faire l'amour souvent

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Si les relations sexuelles constituent un pilier important de la vie de couple, elle n'est pas pour autant le symbole d'un couple épanoui. On a tendance à croire que pour prouver que tout va bien dans le couple et pour "entrer dans les cases", il faut faire l'amour souvent avec son ou sa partenaire. Cependant,la libido est fluctuante et elle n'est pas figée dans le temps. Il arrive qu'il y ait des périodes plus creuses que d'autres, induites par des phénomènes variés : stress, fatigue, changement de contraception... Il n'y a pas de règles ni de quota minimum de rapport sexuel hebdomadaire pour être heureux, le plus important est de trouver le rythme qui convient le mieux à vous et à votre partenaire.

10) Les sex-toys, ce ne sont que pour les gens frustrés ou les personnes célibataires

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Là encore, il serait bien dommage de penser ça. Il n'y a aucun mal à s'accorder des plaisirs solitaires, heureusement. Les sex-toys ne sous-entendent pas que vous êtes forcément frustrée sexuellement. Pour cause, il y a de nombreux couples qui intègrent les jouets sexuels dans leurs ébats amoureux pour ajouter du piment. Modernité oblige, plus besoin de se rendre dans un sex-shop un peu glauque pour trouver le jouet qui vous fera monter au septième ciel. De nombreux love shops en ligne, comme SexyAvenue, permettent de faire des achats en toute tranquillité. Attention, l'atmosphère risque de devenir bouillante.

 

 

Tags : sexe, orgasme