On ne sait pas si c'est la météo, le manque de lumière, le blue monday (aka le jour le plus déprimant de l'année), les actualités moroses ou les vacances qui sont encore loin, mais le mois de janvier est toujours un mois un peu déprimant. En fait, on a l'impression que chaque jour est un dimanche soir : pas de rendez-vous en terrasse (sauf si on aime se transformer en glaçon), pas d'outfits plein de couleurs (à cause du temps, on fait l'oignon sous des dizaines de couches de textile), on n’a envie de rien, besoin de rien et, si vous avez fait le choix de faire DryJanury, vous ne pouvez même pas noyer votre déprime avec un verre de blanc en bonne compagnie.

C'est un fait, le premier mois de l'année n'est pas connu pour être le mois de la joie de vivre. Si vous pensiez que vous êtes le seul à être touché par ce sentiment de mélancolie, rassurez-vous, tout le monde est logé à la même enseigne (sauf Britney peut-être).

Enjoy, 

Les Éclaireuses

 

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Une déprime post-fêtes de fin d'année ?

Le mois de janvier, c'est un peu le calme plat après une tempête ou un ouragan : c'est l'accalmie qui vient après les fêtes, le moment où la pression redescend. C'est aussi (et surtout) le moment où on se remet de toute la charge mentale provoquée par les festivités de fin d'année. Penser aux cadeaux, aux invitations, aux menus pour régaler toutes les convives... Il est évident que la fin du mois de décembre est loin d'être une période calme. Finalement, le mois de janvier, c'est une gueule de bois qui dure un mois et elle est nécessaire pour se remettre en douceur de l'ascenseur émotionnel que l'on doit affronter les derniers jours de l'année.

Pas étonnant donc que les nerfs lâchent une fois la nouvelle année arrivée. C'est normal. 

 

Une explication scientifique

S'ajoutent à ce besoin de se remettre sur pied en douceur de vraies explications scientifiques qui expliquent la baisse de moral généralisée en janvier : un concept nommé Trouble Affectif Saisonnier. De nombreux scientifiques se sont penchés sur le sujet et sont arrivés au constat suivant : dès le début de la période hivernale, on constate des baisses de moral significatives chez une grande partie de la population. Cette déprime de l'hiver est directement liée aux températures, aux journées plus courtes mais surtout au manque (cruel) de lumière et de vitamine D, une vitamine essentielle pour le bon fonctionnement de notre organisme. 

En vrac, dans les différents symptômes du TAS, on retrouve : la baisse d'humeur, le sentiment de désespoir, la perte d'intérêt général, la diminution des plaisirs, l'irritabilité ou encore la baisse de libido sans oublier le besoin de dormir qui se fait plus présent et un appétit d'ogre. 

Normal, donc, de ne pas être dans son assiette au mois de janvier et d'avoir envie d'hiberner jusqu'à l'arrivée du printemps. Près d'un tiers de la population serait touché par ce trouble et, surprise, les femmes en seraient beaucoup plus victimes que les hommes.

 

 

Les solutions pour combattre cette déprime ?

Heureusement, il existe des solutions pour inverser la tendance et faire du mois de janvier le mois du wellness. Premier geste tout simple (si la météo est coopérative), exposez-vous 15 à 20 minutes par jour à la lumière ou au soleil. Cela vous permettra de vous recharger en vitamine D. Si vous vivez dans une région où le temps est plus gris que bleu, on ne peut que vous conseiller d'investir dans une lampe de luminothérapie. Une cure de vitamine D en gélules ou avoir une alimentation spécifique peut aussi être un bon moyen de contrebalancer cette déprime passagère : mangez beaucoup de poisson, d'œufs et de produits laitiers pour faire le plein de bonnes vitamines.

Courage, après la pluie vient toujours la lumière !