"You're insecure, don't know what for" 

Votre partenaire vous aime, qu'importe votre orientation, votre manière de voir la vie. Si votre asexualité vous fait du mal, sachez que la personne à vos côtés vous aimera toujours.

L'asexualité est une orientation sexuelle appartenant à la communauté des LGBTQ +. Ayant peu de visibilité en France, la société n'arrive pas encore à comprendre ce que peut être et ce que vit une personne asexuelle.

Pourtant, il a été recensé que 70 millions de personnes dans le monde étaient asexuelles. Ce qui représente donc 1% de la population mondiale. L'association AVEN vise à étendre la visibilité et l'information sur l'asexualité dans les pays francophones. AVEN sera sûrement un excellent début pour mettre en valeur cette orientation sexuelle que nous oublions trop.

De nombreuses questions peuvent se poser concernant cette orientation sexuelle. Des questions par ailleurs que nous pouvons nous poser à nous-mêmes lorsque nous nous cherchons encore sexuellement quand nous savons que la vie sexuelle des Françaises n'est pas satisfaisante.

On vous aide aujourd’hui à mieux comprendre ce qu'est l'asexualité.

Enjoy,

Les Éclaireuses

 

 

L'asexualité : qu'est-ce que c'est ?

L'asexualité est l’absence totale d'attirance sexuelle. Longtemps considéré comme étant un choix d'abstinence ou une maladie, il est tout d'abord important de comprendre qu'une orientation sexuelle n'est aucune de ces deux options.

De plus, il y a une grande différence entre être asexuel et asexué. Un sexologue le confirmera, une personne asexuée ne possède pas d'organe génital. Quant à une personne asexuelle, elle ne ressent pas de désir mais est en mesure d'avoir des rapports sexuels hétéros ou homosexuels puisqu'ils possèdent des organes génitaux.

Certaines personnes peuvent ne pas être attirées par tel ou tel individu. L'asexualité, c'est n'être attiré sexuellement par personne. C'est aussi simple que ça !

 

Quelles sont les raisons de l’asexualité chez une personne ?

Si l'asexualité n'est pas un choix, elle ne possède pas non plus de réponse exacte sur son origine. Cependant, des psychologues ont pu remarquer que l'asexualité pouvait potentiellement venir de l'enfance.

Si un enfant n'avait jamais reçu de compliment de la part de ses parents ou qu'ils privilégiaient seulement le travail au-delà du rapport humain, il est possible que tout ce processus psychologique amène quelqu'un à être asexuel. L'enfant percevra donc le sexe comme étant quelque chose sans intérêt. De même, si les parents rendent le sexe tabou en le considérant sale, la personne se détournera de l'attrait sexuel en se disant encore une fois que c'est sans intérêt.

Est-il possible de ne plus être asexuel ?

Comme nous l’avons dit, l’asexualité n'est pas un choix. Même si des psychologues essaient d'analyser les raisons de votre asexualité, on ne trouvera jamais de réponse à cette non-attirance sexuelle. Et là encore, c'est ok ! Il n'y a pas à s'en vouloir d'être asexuel, c'est tout à fait normal de l'être. Des millions de personnes vivent ça au quotidien. En revanche, ça ne veut pas dire que ces hommes et femmes ne peuvent pas ressentir d'amour envers quelqu’un d'autre. La seule différence dans une relation amoureuse, c'est de ne pas éprouver de plaisir lors d'un rapport sexuel. 

 

Quelles sont les conséquences psychologiques sur une personne asexuelle ?

Les femmes et les hommes asexuels ont tendance à subir une pression psychologique importante de la part de la société.

Tout d'abord, il est souvent considéré que l'asexualité serait en réalité une homosexualité refoulée. Or, ce n'est pas le cas, l’asexualité et l’homosexualité sont deux orientations sexuelles bien distinctes où l'un présente de l’intérêt pour les rapports sexuels quand l'autre n'en présente aucun. La différence est importante car l'inverse pousserait une personne asexuelle à rentrer dans une catégorie sexuelle qui n'est pas la sienne.

Nous vivons dans une société hétéronormative, poussant chaque individu à rentrer dans une case où la sexualité et ses idées reçues, (au mieux hétéro, d'après elle) doivent être présente. C'est à cause de ce genre de pensée que la société a poussé les asexuels à être perdu dans leur orientation en la faisant passer pour une maladie ou un désir d'abstinence.

De plus, dans la propre communauté LGBTQ +, il a longtemps été considéré que l'asexualité n'était pas valide. La raison première serait justement l'absence de désir sexuel quand on parle d'attirance sexuelle chez une personne bi, homosexuelle et lesbienne. Qui, eux-mêmes, ont mis du temps à acquérir leurs droits, notamment au Costa Rica qui a légalisé le mariage homosexuel récemment. C’est la liberté sexuelle de chacun que les personnes asexuelles revendiquent. Mais cette liberté sexuelle inclut aussi la liberté de ne ressentir aucun désir sexuel envers autrui.

Certaines personnes asexuelles peuvent ressentir une gêne dans leurs relations amoureuses. Puisque la société a normalisé les rapports sexuels dans un couple, les personnes asexuelles peuvent se mettre une pression de peur de décevoir leur partenaire qui ne serait pas asexuel. Pourtant, l'asexualité est normale, si une personne n’éprouve aucun désir sexuel c'est à nous de l'accepter et de ne faire aucun attouchement et aucun jugement envers elle.

 

Tags : sexe, santé, psychologie