Cet hiver, on se rue à la Samaritaine pour voir la collection de l'Opéra et le "Lac des Cygnes" se fait (presque) tout petit, pour se mettre à la hauteur d'un public qui n'a peut-être pas encore toutes ses dents.

La danse classique est à la mode, dépoussiérée à grands coups de balais. Preuve en est : on reporte des ballerines avec fierté, on se coiffe en chignon très serré (et pas que lorsque l'on a les cheveux sales) et on use et abuse du tulle une fois le soir venu...

Mais pourquoi ce retour à l'académisme ? 

Est-ce que l'on s'est finalement rendu compte que les entrechats c'était aussi rock'n'roll ou est-ce qu'on a enfin digéré notre traumatisme à la barre où, du haut de nos 8 ans, on nous a demandé de faire un demi-plié, tendu, relevé ?

Si dans une société, où tout va toujours à vau-l'eau, ce qu'il y a de classique (comme la danse) et de figé (pas comme la danse du coup) rassure, alors les vieilles institutions - comme l'Académie royale de danse, créée en 1661 - sont ce qui permet de garder le cap, et ce, malgré le brouillard. 

Il ne faut pas non plus oublier que la danse classique, c'est quelque chose de français. Cocorico, c'est Louis XIV qui, du haut de ses talons, a décidé de créer une danse "académique" qui traverserait les pays et les années sans jamais prendre une ride. Pari gagné : 360 ans après, on réutilise encore et toujours la figure de la ballerine pour parler de légèreté et on lui prête un certain raffinement, que l'on s'imagine être profondément français. 

C'est peut-être pour ça que finalement, les ballerines reviennent, à pas de loup, dans nos imaginaires : elles sont la quintessence même du raffinement et après une période où l'on s'est retrouvés enfermés entre 4 murs, on a envie d'essentiel, de légèreté, de rêverie, de tutus et de danseurs qui se jouent des lois de la gravité. Mais surtout, qui n'a pas envie de danser, à en perdre la tête et la raison ? Si le bonheur doit se cacher quelque part, c'est sûrement sur un dancefloor bondé, où les corps et les attitudes se mélangent pour célébrer, à l'unisson, la vie.

La Samaritaine fait entrer les étoiles dans son intimité

 
 
 
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Pour Noël, la Samaritaine, écrin de luxe et de mode, a décidé de mettre les étoiles à l'honneur. Celles de l'Opéra, mais pas que. Cette année, à la "Samar", Noël sera virevoltant. C'est accompagné de dizaines de danseurs que vous ferez, avec plaisir, votre shopping de Noël. Point besoin de jumelles pour admirer, depuis les célèbres balcons, tout l'univers délicat et féerique de la Samaritaine. Entre les robes et les sacs à main, vous aurez le plaisir de découvrir, exposés, les plus beaux costumes de l'Opéra Garnier et le week-end, le grand magasin se transforme en scène pour les danseurs du Théâtre du Châtelet qui, jusqu'à Noël, danseront des extraits de "42nd Street", une célèbre comédie musicale made in Broadway.

Pour les plus geeks, il sera possible d'affronter tout Paris en jouant à Just Dance, et pour celles et ceux qui ont envie de remettre les chaussons, il sera possible de danser, au dernier étage, guidé par les profs de Dancefloor Paris.

Assurément, Noël sera sous le signe de la danse à la Samar, des vitrines aux rayons en passant par les idées cadeaux.

La Samaritaine, 9 rue de la Monnaie, 75001 Paris.

Vous rêvez de découvrir la danse classique ? Pourquoi ne pas aller voir le "Lac des Cygnes" en famille

Pour beaucoup, les ballets classiques et les lieux comme l'Opéra Garnier sont réservés à une certaine élite. Pourtant, il n'en est rien, si tout le monde peut danser, tout le monde peut aussi pousser la porte d'un opéra pour se délecter des entrechats des meilleurs danseurs de la planète. Le seul petit bémol (un comble), c'est qu'il faut parfois un peu s'informer en amont pour comprendre l'histoire du ballet et ce n'est toujours hyperaccessible pour les enfants. Le mieux c'est d'aller finalement voir un ballet qui a été pensé pour être accessible, un classique du répertoire qui s'allège pour permettre aux petits comme aux grands de comprendre l'histoire sans avoir besoin de lire le livret

À partir du 19 novembre, Karl Paquette présente, au théâtre Mogador, "Mon Premier Lac des Cygnes", une pièce pensée pour le jeune public, le tout sur les mythiques musiques de Tchaïkovski. Si votre enfant (dès 5 ans) ne vous parle que de danse classique, c'est l'occasion ou jamais de lui montrer ce que ça donne en vrai. 

Information et réservation "Mon Premier Lac des Cygnes"

Vous rêvez de vous (re)mettre à a danse ? Il n'y a qu'un seul endroit pour ça

Si l'on se dit souvent que passé 7 ans, inutile de se mettre à la danse classique, un studio parisien a décidé de prouver que c'était ridicule de penser ça. Chez Dancefloor Paris, tout le monde est invité à danser, même les grands débutants. Mieux, des cours de classique ont été pensés pour accompagner celles et ceux qui souhaitent, à n'importe quel âge, mettre un pied sur le parquet et s'essayer au travail à la barre.

Tendu, plié, relevé, détourné. Si pour l'instant, vous avez l'impression de ne rien comprendre à ce charabia, en quelques cours, vous aurez saisi toute l'importance de ce jargon un peu archaïque, mais qui permet à des milliers de gens d'entrer dans la danse, et ce, depuis longtemps déjà. 

Alors, qu'attendez-vous pour vous y mettre ? 

Grande révérence, 

Les Éclaireuses

 

 

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