Si son nom était murmuré par beaucoup depuis la réélection d'Emmanuel Macron le 24 avril, c'est désormais officiel : Élisabeth Borne est la nouvelle Première ministre du Gouvernement français. C'est la seconde fois dans l'histoire de la cinquième république qu'une femme accède à ce poste. Une nomination symbolique donc, mais qui a également été motivé par "le choix de la compétence au service de la France, d'une femme de conviction, d'action et de réalisation", c'est ce que l'on peut lire dans l'annonce officielle publiée par l'Élysée.

Le président Emmanuel Macron a également déclaré (dans un tweet publié sur son compte personnel) que la collaboration avec Élisabeth Borne n'avait qu'un seul but : agir pour les Françaises et les Français.

 

 

Élisabeth Borne, polytechnicienne et politicienne 

La nouvelle Première ministre n'en est évidemment pas à son coup d'essai. Déjà présente dans l'ancien gouvernement d'Emmanuel Macron, la femme politique a prouvé qu'elle était capable de s'adapter à de nombreux ministères : transport, transition écologique et solidaire, ministère du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion... Trois ministères clés qui seront, dans les mois à venir, au centre de toutes les attentions (surtout en ce qui concerne l'écologie). L'expérience héritée du premier quinquennat d’Emmanuel Macron pourrait donc grandement servir l'ancienne polytechnicienne définie comme appartenant à la branche "gauche" du gouvernement Macron. 

Dans les urgences gouvernementales, la nouvelle Première ministre aura un défi de taille : celui de clôturer la réforme des retraites amorcée lors du premier quinquennat du président.

Élisabeth Borne, un CV qui a du sens

Si la Première ministre a récolté les lauriers à Polytechnique, elle a également, tout au long de sa carrière, enchaîné les expériences significatives : un passage à la SNCF, la direction de la RATP, directrice de cabinet de Ségolène Royal au ministère de l'Écologie... Autant d'expériences qui ont permis à la femme politique d'enrichir ses compétences. Ce sont d'ailleurs ces passages dans les institutions publiques (parfois controversées) qui lui permettent, en 2019, de prendre la responsabilité de son premier gros dossier en tant que ministre de l'Écologie : la transformation du statut de la SNCF.

 

Une femme réputée "exigeante" et d'un grand professionnalisme

Son passage au gouvernement et dans différentes institutions a permis à Élisabeth Borne de se construire une solide réputation : nombreux pourront vous le confirmer, la nouvelle Première ministre est une femme exigeante, qui a le goût du travail bien fait. Si le surnom, peu flatteur, de "Borne-Out" se murmure dans les couloirs des ministères (en référence au fait que la femme est si exigeante qu'il peut parfois être difficile de travailler pour elle), ses différents passages dans les entreprises et les ministères ont souvent laissé un souvenir positif directement lié à son implication dans le travail. 

Une nomination dédiée à "toutes les petites filles"

La nouvelle Première ministre a déclaré que cette nomination, elle la dédiait aux petites filles, leur rappelant qu'il faut toujours aller au bout de leurs rêves. C'est presque en symbole d'un gouvernement fraîchement reformé qui se veut moderne et résolument tourné vers l'avenir. Évidemment, le fait d'avoir une femme à un poste majeur du gouvernement français est une source d'espoir les autres femmes du pays : avoir une "sœur" si haut placée au gouvernement devrait - logiquement - aider à mettre en lumière les débats du quotidien qui concernent quasi exclusivement les femmes. On pense notamment à toutes les questions autour de l'IVG, des violences faites aux femmes et, surtout, la (houleuse) question de la parité au travail.

Les Éclaireuses