Ce mercredi 16 février, après deux mois de fermeture, les boîtes de nuit ont enfin rouvert leurs portes ! Si cette nouvelle est synonyme de joie pour les fêtards, pour le gouvernement, les inquiétudes liées aux agressions au GHB, très nombreuses à la fin de l'année dernière, refont surface.
Pour contrer ce phénomène, le gouvernement a lancé, hier, un plan d'action national anti-GHB. Le but ? Éradiquer au plus vite cette tendance dangereuse.

L'utilisation du GHB de plus en plus importante dans les lieux de fête

La multiplication des cas d'agression au GHB ne date pas d'hier. Dès le mois d'octobre, de nombreuses associations étudiantes avaient alerté les autorités sur la recrudescence des cas d'agressions au GHB dans les soirées étudiantes notamment. Dans les hôpitaux, les médecins s'inquiétaient des nouvelles techniques utilisées par les agresseurs pour administrer à leurs victimes cette drogue aux propriétés sédatives, anxiolytiques et euphorisantes. En France, mais aussi au Royaume-Uni et en Belgique, les agressions au GHB ont été telles qu'un #BalanceTonBar a même émergé pour dénoncer l'inaction de certains établissements face au danger.

 

Une campagne basée principalement sur l'action avec des mesures fortes

Cette campagne, dévoilée hier par la ministre déléguée auprès du ministre de l'Intérieur et chargée de la Citoyenneté, Marlène Schiappa, à l'occasion de la réouverture des boîtes de nuit, a pour but de faire de la prévention sur les dangers du GHB, mais aussi de mettre en place des moyens pour prendre en charge au plus vite les victimes.
Désormais, dans tous les endroits à caractère festif, un QR Code sera affiché afin de pouvoir en un seul geste prévenir les autorités compétentes. Des prélèvements toxicologiques seront systématiquement réalisés dès l'arrivée à l'hôpital et un protocole viol sera mis en place pour toutes les personnes qui pensent avoir été droguées au GHB.

Mais aussi des moyens humains spécialement dédiés à cette cause

Non seulement les professionnels du secteur devront être formés par des forces de l'ordre spécialisées dans la lutte contre les stupéfiants, mais en plus, le ministère annonce, dans la foulée, la formation d'une soixantaine de policiers et gendarmes spécialement dédiés à la plateforme arretonslesviolences.gouv.fr.
Pour rappel, les agresseurs risquent 5 ans de prison et 75.000€ d'amende. Dans le cas où de cette agression résulterait un viol, l'usage de la drogue devient une circonstance aggravante et la peine passerait à 20 ans de réclusion criminelle

Les Éclaireuses

 

 

 

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