C'est ce matin que sera tranché le sort des 20 départements placés en surveillance la semaine dernière par le gouvernement. La menace qui plane sur ces zones ? Un confinement strict appliqué le week-end pour ralentir l'avancée de l'épidémie. Alors que certains préfets proposent l'instauration d'un couvre-feu strict et total, l'exécutif reste prudent et ne souhaite pas prendre des décisions trop hâtives. 

Des contaminations en légère hausse depuis quelques jours

Ce que le gouvernement veut éviter, c'est une nouvelle explosion épidémique qui pousserait les hôpitaux dans leurs derniers retranchements. La tension hospitalière n'ayant pas baissé depuis plusieurs semaines, les soignants commencent à être à bout de souffle. Côté chiffre, selon CovidTracker, les contaminations sont en hausse de 7% par rapport à la semaine dernière et les réanimations sont en hausse de 4%. Les taux restent encore relativement bas, mais les chiffres augmentent petit à petit. Le gouvernement craint une explosion des contaminations, directement liée à l'arrivée de plusieurs variants sur le territoire. 

 

 

Paris, prochaine zone concernée par le confinement partiel ? 

La question reste entière, alors que le Nord et les Alpes-Maritimes ont d'ores et déjà appliqué des mesures sanitaires plus restrictives pour les semaines à venir, la situation de la capitale reste épineuse pour l'ensemble de l'exécutif. Si de nombreuses voix se sont élevées pour faire appel au bon sens et imposer en urgence un couvre-feu strict pour les semaines à venir, la piste du confinement partiel semble la plus plausible et a été présentée cette semaine à Anne Hidalgo. Selon plusieurs sources, pour le gouvernement, "il n'y a pas d'autres solutions" pour contenir l'épidémie en Île-de-France.

Pour le moment, la mairesse de Paris ne semble pas très encline à cette décision, elle reste fermement opposée à l'instauration de ce couvre-feu le week-end, une décision qu'elle considère "inhumaine".

Il semblerait que la capitale soit en plein bras de fer avec le gouvernement pour conserver un semblant de liberté pour les Parisiens le week-end.
 
 
 

Jusqu'à quand vont durer les restrictions ?

Pour le moment, la visibilité sur le long terme reste floue. Le président se veut cependant rassurant en annonçant qu'il faudrait encore tenir 4 à 6 semaines. Des paroles qui signifient que l'on pourra, normalement, amorcer un retour à la normale dès la fin du mois de mars, début avril. Pour certains, cette échéance reste cependant trop optimiste. Dans les faits, le retour à la vie normale dépend, pour l'exécutif, de l'avancée de la campagne vaccinale. Pour le moment, même si la majorité de nos ainés ont été vaccinés, il n'y a pas eu d'effet direct sur les hospitalisations. Tant que la pression hospitalière n'aura pas baissé, un retour à la normale ne sera pas envisageable. 
 
Les Éclaireuses
 

 

 
 

 

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