Un heureux événement est en route, c’est officiel, tout le monde est au courant et vous imaginez à quel point votre vie va être si joliment chamboulée.

Seulement, c’est votre première grossesse et certaines interrogations pointent légitimement le bout de leur nez. Tout va changer, mais devez-vous totalement changer votre façon de vivre, de consommer et de fonctionner ? Évidemment, votre corps va se transformer et par moment, vous allez avoir envie de hurler sur tout le monde, mais vous serez pardonnée, car ce seront vos hormones qui auront parlé.

Un petit sourire se dessine sur votre visage, mais une interrogation plus sérieuse vous titille : allez-vous pouvoir continuer à manger vegan ? Vous y tenez, mais faire au mieux pour bébé est une priorité ! On se renseigne.

Les Éclaireuses

Être vegan et enceinte n’est pas incompatible, mais à surveiller

Être vegan est un mode de vie. On exclut par conviction la consommation relative aux animaux : nourriture, vêtements, lieux d’exploitations de ces derniers sont bannis du mode de vie. Il est vrai que quand on est enceinte, les besoins nutritionnels sont accrus et les risques de carences, plus élevés. Maintenant que l’on est deux, la nécessité de consommer mieux (et c’est valable pour tous les modes de consommation) est une priorité. Alors peut-on continuer tout au long de la grossesse d'éviter la consommation en lien avec les animaux ?

Deux écoles s’opposent, bien qu’elles trouvent toutes deux une solution commune à la poursuite d’un mode de consommation vegan. La première étude, effectuée par l’association diététique américaine en 2009, explique qu’il n’y a pas de risque aggravé pour le futur nouveau-né si sa maman conserve un régime vegan pendant sa grossesse.

Mais attention, il est important de supplémenter son organisme en vitamines 

Il est pourtant nécessaire de surveiller pendant cette grossesse la venue d’éventuelles carences liées à ce régime sans viande qui impacte les besoins de la maman et du bébé. Il faudra les dépister tôt et combler les manques avec des vitamines B12, du fer et du zinc.

Plus récemment, Santé publique France a étudié la question liée à un phénomène de plus en plus ancré dans la société et dans les choix des futures mamans. Dans son guide de nutrition de la grossesse corrigé en 2016, le constat est plus alarmant : "Lorsqu’on ne consomme aucun produit d’origine animale, on risque des carences graves." L’étude insiste sur un suivi auprès d’un professionnel de santé pour convenir d’éventuels suppléments "sous forme de médicaments ou de compléments alimentaires".

 

 

 

Tags : grossesse, régime, Maternité