C'est un des combats forts des Nations Unies qui, d'ici 2030, souhaitent éradiquer la mortalité infantile lorsqu'elle est évitable. Cependant, les chercheurs n'ont toujours pas les fonds nécessaires pour comprendre cette hausse de la mortalité infantile en France.

Depuis 2012, on observe une augmentation de la mortalité infantile

Dans cette étude menée par des chercheurs de l'Inserm, de l'Université de Paris, de l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, du CHU de Nantes et de l'Université de Californie, on constate qu'entre 2001 et 2019, 53 077 décès de nourrissons ont été enregistrés sur les 14 622 096 naissances vivantes. C'est un taux de mortalité infantile moyen de 3,63 pour 1000 bébés.

Pourtant, entre 2001 et 2005, les chiffres de la mortalité infantile avaient fortement baissé avant d'augmenter de manière impressionnante en 2012. Selon le Pr Martin Chalumeau, l'un des auteurs de l'étude "On observe, chaque année en France, un excès d'environ 1200 décès d'enfants âgés de moins d'un an", sur 2700. Des chiffres beaucoup trop importants pour un pays riche et au système de santé aussi développé que celui de la France.

Un phénomène que les experts n'arrivent pas à expliquer

Malgré toutes ces études et ces chiffres, impossible de savoir à quoi est lié cette hausse du taux de mortalité infantile. Toujours d'après cette étude, on sait que ce phénomène n'est pas le résultat de pratiques de médicales qui seraient mauvaises. Le Pr Chalumeau explique "Il est primordial de pouvoir explorer en détail les causes de cette augmentation en disposant par exemple d’informations systématiques sur les circonstances médicales et sociales précises de ces décès et en faisant de cette population, qui est la plus vulnérable, une réelle priorité de recherche et de santé publique, ce qui n’est pas le cas actuellement".
Pour le Pr Jean-Christophe Rozé le problème est le suivant "Il y a un problème de temporalité d'accès et d'interconnexions de ces données. Par exemple, on pourrait très simplement organiser une analyse de tous les décès. Comme pour la mortalité maternelle : elle avait fait l'objet d'un comité national qui avait passé en revue tous les décès maternels liés à la grossesse. Ça a été extrêmement efficace, car ça nous a permis de réduire la mortalité maternelle. Mais on n'a pas l'équivalent pour les enfants".

En somme pour combattre cette mortalité infantile, il faudrait analyser tous les facteurs et les risques autour de la grossesse, puis de la naissance et enfin du décès. Il n'y a que de cette façon que les chercheurs pourront savoir comment inverser la tendance.

 

Les Éclaireuses

 

 

 

 

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