Le 19 juin dernier avait lieu le second tour des élections législatives. Le but ? Élire les députés qui siégeront à l'Assemblée nationale. Cette année, comme lors de chaque scrutin, de nouveaux visages ont fait leur entrée pour la première fois dans l'hémicycle. Mais alors, qu'y a-t-il d'exceptionnel ? Pour la première fois de son histoire, le Palais-Bourbon va accueillir deux députés en situation de handicap. Ne bougez pas, on vous explique...

Une première dans l'histoire de l'Assemblée nationale

José Beaurain, 50 ans, et Sébastien Peytavie, 40 ans, viennent donc de marquer l'histoire de l'Assemblée nationale rien que par leur présence au Parlement. Pourquoi ? Ils sont devenus le 19 juin dernier, les premiers députés en situation de handicap à siéger. Non-voyant pour l'un et en fauteuil roulant pour l'autre, ils ne font cependant pas partie de la même famille politique. Il aura donc fallu 64 ans après le début de la Vème république (si vous êtes perdu(e)s, reprenez vos cours d'histoire du collège) pour voir enfin deux députés en situation de handicaps accéder à ces niveaux de pouvoir politique.
Beaucoup saluent ces nouvelles entrées à l'Assemblée nationale qui sont le marqueur d'une évolution dans les mœurs. Mais si les rampes d'accès sont déjà disponibles, il reste encore de nombreuses problématiques à éclaircir...

Le symbole d'une avancée vers plus d'inclusivité en politique ?

Par exemple, l'accessibilité au sein même de l'hémicycle est une question épineuse pour Sébastien Peytavie. En fauteuil roulant depuis l'âge de 3 ans, le fan de rugby devra siéger auprès des ministres tout en bas et non auprès des autres députés de sa famille politique. Malgré tout, le député ne sera pas uniquement là pour faire joli. En effet, il a bien l'intention de porter des projets inclusifs qui amélioreront la vie des milliers de Français aussi en situation de handicap.
"Mon handicap n’était pas le sujet de la campagne, mais c’est une réalité. S’il y a des soucis, je ne me priverai pas de les remonter", confie-t-il au journal Sud Ouest. La place du handicap dans la société n’est pas "forcément le combat que je vais mener, mais j’y serai vigilant".

Il ajoute même : "Ça ne va pas être la seule source de mes combats à l'Assemblée, mais il est évident que quand il y aura quelque chose de ce côté-là, je saurai porter la voix de tous ceux qui sont en marge", conclut-il. Il n’hésitera pas, notamment, à dénoncer l'Allocation adulte handicapé, "un scandale", dit-il, à corriger très vite.

Enjoy,

Les Éclaireuses

 

 

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