L'arrivée d'un heureux événement est souvent quelque chose qui chamboule toute une vie. On devient maman, on doit s'occuper d'une petite crapule qu'on a minutieusement fabriquée pendant 9 mois, on ne dort plus vraiment... Que de nouveautés dans le quotidien. Il y a également des choix à faire pour le bébé : le prénom (obvious, mais essentiel), la décoration de la chambre et, surtout, savoir si l'on se sent prête pour allaiter ou non. Car au-delà même de la pression mise sur les mères pour les pousser à allaiter, il est essentiel de se demander si on veut réellement le faire. En effet, si l'allaitement est souvent présenté comme pratique pour les mamans, il a aussi son lot de petits désagréments

C'est pour cette raison qu'il faut essayer de s'informer au maximum en amont pour savoir si l'on veut ou non allaiter pendant les mois qui suivent l'accouchement. 

Voici tout ce que vous devez savoir sur l'allaitement avant de vous lancer.

Enjoy, 

Les Éclaireuses

Quels sont les bénéfices de l'allaitement pour l'enfant ? 

Autant commencer par le commencement. Pourquoi est-ce que l'on dit que l'allaitement est bénéfique pour les enfants ? Outre le fait que la nature est souvent bien pensée et que les mères de tous les mammifères produisent du lait pour nourrir leur petit, de nombreuses études s'accordent à dire que le lait maternel est ce qu'il y a de plus bénéfique pour les nouveau-nés (si la lactation se passe correctement évidemment). Selon l'American Academy of Pediatrics, le lait maternel est un vrai coup de boost pour le système immunitaire de l'enfant, mais il permet aussi de réduire les risques d'allergie, de diabète ou même d'asthme. 

Pour l'OMS non plus il n'y a pas de doutes sur les bénéfices de l'allaitement : l'Organisation mondiale de la santé recommande un allaitement exclusif (quand c'est possible) pendant les 6 premiers mois de la vie de l'enfant. 

Selon d'autres études (à prendre avec des pincettes), l'allaitement permettrait de rendre les enfants "plus intelligents". Publiée dans The Lancet Global Health en 2015, cette étude brésilienne soutiendrait que les enfants allaités présenteraient un QI plus élevé à l'âge adulte que les enfants nourris au lait en poudre. Cependant, de nombreux scientifiques ont remis en cause l'étude. Il n'y a, pour l'instant, aucune étude validée par la communauté scientifique qui confirme que QI et allaitement ont un lien.

Idéalement, si vous souhaitez allaiter, il faut préparer le terrain

Si la nature est effectivement bien faite, il est souvent recommandé de préparer, en amont, la lactation pour mettre toutes les chances de son côté. Cela passe par l'information, ainsi que par l'accompagnement avec un professionnel de santé. Au préalable, il peut être judicieux de faire un examen des seins pour être sûr que tout est en ordre. En vous informant sur le sujet avant la naissance, non seulement vous réduirez le stress de l'inconnu, mais vous aurez plus de chance que les choses se passent mieux lors des premières tétées. Il ne faut surtout pas hésiter à demander de l'aide si vous avez le moindre doute. L'allaitement est une étape de taille, il est normal d'avoir quelques réserves ou de ne pas y arriver du premier coup. 

Afin d'amorcer la production de lait, le mieux, c'est de partager du temps avec bébé. Faites du peau à peau et essayez, si vous le souhaitez de lui donner le sein dès que l'occasion se présente. Toutes ces petites choses permettront d'activer le mécanisme naturel de l'allaitement et la production de lait en abondance (encore une fois, si tout se passe bien).

Quels sont les obstacles qui peuvent se présenter lors de l'allaitement ? 

S'il est impossible de donner une réponse unique à cette question (tant chaque maman et chaque bébé sont différents), il y a quelques petits tracas, assez universels qui peuvent venir perturber la période d'allaitement. Le premier, c'est souvent la douleur. Les premières tétées peuvent être très douloureuses pour la maman. Heureusement, souvent, la douleur s'estompe au bout de quelques jours. La forme du téton peut également venir compliquer l'allaitement. Par exemple, si la maman a des tétons plats ou rétractés, il se peut que les premiers jours d'allaitement ne soient pas simples. Enfin, il est possible que le stress de l'accouchement ainsi que les différents traumatismes vécus pendant la venue au monde retardent la production de lait.

Ce n'est pas grave si vous n'arrivez pas à allaiter votre enfant

Cependant, il faut garder en tête que toutes les femmes ne sont pas en mesure d'allaiter et que cela ne sert à rien de culpabiliser. L'important, c'est d'essayer (si vous le souhaitez) et si jamais ça ne marche pas, ce n'est pas grave, il y a des dizaines d'autres façons de prendre soin de son bébé.

Il y a de nombreux facteurs qui peuvent entrer en compte dans l'allaitement et certains peuvent représenter un blocage. L'idée, c'est de trouver la meilleure façon de faire afin que l'enfant soit correctement alimenté. Ce qui compte, c'est à la fois la santé du bébé, mais aussi le bien-être de la maman. Le post-partum étant déjà assez compliqué, il n'est pas nécessaire d'ajouter de la culpabilité ou de stress sur les épaules de la jeune mère. 

Il est important de garder à l'esprit que l'allaitement est un choix personnel et qu'il n'est pas nécessaire de montrer du doigt les femmes qui n'allaitent pas, car les raisons peuvent être si variées qu'on ne peut jamais être sûr qu'il s'agit d'un choix délibéré ou motivé par un facteur extérieur. Il existe de nombreuses alternatives à l'allaitement, comme le don de lait maternel, fait par des mères qui en produisent trop. Ce sont les professionnels de santé qui sont le plus à même de vous aiguiller sur votre choix pour alimenter bébé sans tracas, il ne faut donc jamais hésiter à poser des questions ou à aborder le sujet en amont de la naissance.

 

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