Si le harcèlement est un problème toujours aussi récurrent dans les cours d'école, le cyberharcèlement n'est pas en reste non plus (ils vont d'ailleurs souvent de pair). Pour l'Éducation nationale, la lutte contre toutes les formes de harcèlement est aujourd'hui devenue une nécessité. D’autant plus qu'une étude menée par l'Association e-Enfance/3018 et la Caisse d'Épargne dévoile des données plus qu'alarmantes, surtout en ce qui concerne le cyberharcèlement.

Le cyberharcèlement : une forme de harcèlement polymorphe

Toute la complexité du cyberharcèlement vient notamment du fait que c'est une forme de harcèlement à plusieurs visages. Il n'y a pas qu'une seule façon de faire pression sur quelqu'un dans le monde digital (les harceleurs sont toujours pleins d'idées). Et c'est peut-être cet aspect qui rend le cyberharcèlement aussi banal : c'est simple à faire et les points de contact sont nombreux. 

Le cyberharcèlement peut, par exemple, reposer sur de l'intimidation digitale, de la propagation de rumeurs, du piratage ou encore du sexting. Il n'y a pas de profil type de la victime, cependant, il y a des points similaires entre toutes les victimes. Ce sont généralement des personnes inscrites sur un grand nombre de réseaux sociaux et qui ont une vie digitale un peu plus intense que la moyenne.

Le cyberharcèlement est encore plus répandu qu'on ne le pense

Le résultat de l'étude qui fait le plus froid dans le dos, c'est peut-être le nombre total de victimes. Ce sont près de 60 % des jeunes entre 18 et 25 ans qui ont déjà été victimes au moins une fois dans leur vie d'une forme de harcèlement digital et c'est un gros problème, surtout lorsqu'on jette un œil aux répercussions que cela a pu avoir sur leur vie. 66 % des victimes déclarent avoir subi des difficultés dans leurs études ou leur travail et 49 % évoquent le fait qu'ils ont déjà pensé à se suicider. 

Le sujet du cyberharcèlement n'est donc pas quelque chose à prendre à la légère, car il peut avoir de réelles conséquences dans le quotidien des personnes victimes. Ce n'est pas parce que c'est du digital que ça fait moins mal. 

Les Éclaireuses

 

 

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