Le gouvernement se positionne enfin sur la question du harcèlement scolaire. Mercredi 1er décembre, une proposition de loi a été adoptée à l'unanimité par l'Assemblée nationale. Cette proposition de loi a pour but de donner un statut juridique clair aux cas de harcèlement. Ce nouveau délit pourra concerner les élèves mais aussi les adultes travaillant dans les établissements scolaires et universitaires. 

Il était urgent pour le gouvernement d'agir sur la question du harcèlement. On estime qu'en moyenne, 1 enfant sur 10 serait concerné par le harcèlement scolaire. Le phénomène s'est largement développé avec l'avènement des réseaux sociaux qui permettent d'asseoir une pression constante sur les victimes ou de préparer des vagues de harcèlement en masse (comme pour les enfants nés en 2010 en début d'année). 

 

Des conséquences sévères

Le texte permet également de définir les différentes peines encourues en cas de harcèlement avéré. Les harceleurs pourront encourir jusqu'à 3 ans d'emprisonnement et jusqu'à 45 000€ d'amende lorsque les actes de harcèlement ont provoqué une incapacité totale inférieure ou égale à 8 jours. Pour les cas les plus graves, comme lorsque la victime se suicide ou tente de mettre fin à ses jours, les peines peuvent aller jusqu'à 10 ans d'emprisonnement et 150 000€ d'amende.

 

Le but de cette loi : créer un choc

Jean-Michel Blanquer s'est exprimé suite à l'adoption de cette loi : "Nous ne nous habituerons jamais à ce que des vies d'enfants soient brisées". Alors que le suicide de Binah, 14 ans, est encore dans toutes les mémoires, le gouvernement veut faire passer un message clair aux parents et aux enfants. Le but, maintenant, est de faire savoir qu'un réel délit de harcèlement existe pour dissuader les éventuels bourreaux. L'autre grande mesure importante sera évidemment la sensibilisation et l'instauration d'un dialogue entre les enfants souffrant de problèmes de harcèlement et les établissements scolaires ou les professeurs. 

Les Éclaireuses 

 

 

 

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