Beaucoup (si ce n'est la plupart) d'entre nous sont dégoûtés à l'idée de manger des insectes. Pourtant, ces petites bestioles sont tout à fait comestibles et ne se mangent pas seulement lors d'une épreuve de Koh Lanta. Déjà présents dans de nombreuses cultures, les insectes s'apprêtent à faire leur entrée sur le marché européen. Ce mardi 4 mai, les 27 États membres de l'Union européenne ont, pour la première fois, autorisé la mise sur le marché d'insectes en tant qu'aliments. Sauterelles, vers, cloportes... Que va-t-on de trouver dans nos assiettes ?

Des vers de farine entiers, des biscuits à base de vers...

Après la formalisation de l'autorisation, les rayons de supermarchés pourront donc se remplir de vers de farine séchés prêts à être consommés ou de biscuits ou pâtes concoctés à partir de cet insecte.

L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) avait conclu mi-janvier que les larves du ténébrion meunier, aussi appelées vers de farine, pouvaient être consommées sans danger "soit sous forme d'insecte entier séché, soit sous forme de poudre".

D'autres demandes ont été soumises à l'UE et devraient être étudiées. Parmi elles : celle de l'EFSA, société italienne qui se penche notamment sur les grillons et sauterelles, ou d'Ynsect, leader français de la production de farine d'insectes pour l'alimentation animale et qui a déjà développé "un ingrédient à base de protéines d'insectes déshuilés" pour fabriquer des "barres énergétiques" à l'intention des sportifs.

Soutenir la transition vers une alimentation durable

L'intérêt alimentaire des insectes a fait l'objet de plusieurs études. L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) qualifie ces bêtes de "source alimentaire saine et très nutritive". En effet, les produits à base d’insectes sont très riches en protéines, minéraux, vitamines, fibres, mais aussi en acides gras sains, oméga 6 et 3. Ainsi, ils peuvent aider à prévenir les carences en nutriments.

La FAO y voit même "une source de substitution" à la viande dans le cadre de la transition vers un "système alimentaire plus durable", car l’élevage d’insectes a une empreinte écologique limitée par rapport aux autres sources de protéines, explique la Commission.

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Les Éclaireuses

 

 

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