Ce n'est une surprise pour personne, l'écologie est aujourd'hui une préoccupation majeure. De plus en plus, les effets du réchauffement se ressentent et certaines zones du globe sont très affectées.
Alors que le dernier rapport du GIEC ne nous donne que 3 ans pour inverser la tendance environnementale, il semble que l'écologie ne soit toujours pas LE sujet important de nos sociétés.
De manière générale, l'écologie est un domaine (comme beaucoup d'autres) majoritairement représenté par des hommes, cependant il existe des femmes à travers le monde qui se sont battues et qui continuent de se battre pour mettre en lumière des valeurs de protection de l'environnement. Du Kenya en passant par la France et l'Inde, ces 5 femmes, grâce à leurs écrits et leurs actions, ont littéralement changé le cours de l'histoire de l'écologie.

Plus qu'un hommage à ces personnalités parfois oubliées de la grande histoire, c'est un moyen de continuer à diffuser leurs messages d'espoir pour un futur plus respectueux de notre planète !

Enjoy,

Les Éclaireuses

Rachel Carson (1907-1964)

Considérée comme la mère de l'écologie, Rachel Carson est une biologiste de profession. En 1962, avec son ouvrage choc "Silent Spring", elle dénonce l'utilisation extrême de pesticides et de produits chimiques dans la culture agricole américaine.
Ce livre, publié après une enquête de près de 20 ans corroborés par des études et de nombreux rapports de scientifiques, provoque un véritable raz-de-marée. Mais c'est aussi grâce à cet ouvrage qu'un mouvement écologiste voit le jour aux États-Unis.

 

Françoise d’Eaubonne (1920-2005)

Femme de lettres, c'est l'inventrice de l'écoféminisme, mouvement qui allie des valeurs écologiques à des valeurs féministes. Théorisé pour la première fois dans son ouvrage Le féminisme ou la mort (1974), l'écoféminisme est pour elle une lutte qui sert à dénoncer l’exploitation de la nature par l’Homme et l’exploitation de la femme par l’homme.
Sa biographe Caroline Goldblum dit même "C’est dans un contexte de mobilisation des femmes qui revendiquent le droit de disposer de leur corps que Françoise d’Eaubonne pose comme premier fondement de l’écoféminisme la reprise en main de la démographie par les femmes".

 

Wangari Muta Maathai (1940-2011)

Professeure et militante écologiste kényane, elle est aussi surnommée « la femme qui plantait les arbres ». Tout au long de sa vie, elle défend les forêts du Kenya et la démocratie, parfois au péril de sa liberté, puisqu’elle sera plusieurs fois emprisonnée pour ses positions contestataires.
En 2004, elle devient la première femme africaine à recevoir un prix Nobel de la Paix. Élue au Parlement de la République du Kenya, elle deviendra ministre adjointe au Ministère de l’Environnement et des Ressources naturelles de la République du Kenya.

 

Vandana Shiva (1952-)

Fille d'un agent forestier et d'une mère agricultrice passionnée par la terre, elle étudie la physique à l'université Panjab. D'abord membre du mouvement Chipko (mouvement dont les membres se collent aux arbres pour les protéger de leur destruction), elle finit par créer en 1991 son propre programme appelé Navdanya. Grâce à ce dernier, ce sont près de 10000 fermier.ère.s indiens qui arrivent à défendre et à développer leurs propres méthodes de cultures biologiques.

 

Marie Monique Robin (1960-)

Journaliste, réalisatrice et autrice française. Elle réalise de nombreux documentaires d’investigation sur l’écologie. En 2009, elle reçoit le prix Rachel Carson et, en 2016, elle livre un documentaire qui expose les initiatives d’un petit village alsacien en transition pour réduire son empreinte écologique.

 

 

 

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