Le bilan de la pandémie de coronavirus continue de s'alourdir dans le monde. Au 8 décembre, selon les données de l'université Johns Hopkins, 1,5 million de personnes ont déjà perdu la vie des suites du Covid-19.

La saturation des hôpitaux et des services de réanimation oblige la déprogrammation de nombreuses opérations pour d’autres pathologies, notamment pour le cancer.

Cela entraînera une augmentation de décès par cancer au cours des prochaines années. 

8 mois après le premier confinement, une étude menée par des chercheurs du réseau hospitalier Unicancer a révélé que la prise en charge des patients nouvellement diagnostiqués a baissé de 23,3% dans les hôpitaux français, qui pourrait être responsable de 1000 à 6000 décès dans les années à venir.

D'après l'Institut national du cancer, les opérations destinées à retirer des tumeurs ont reculé en France de 17% sur la période de mars à août 2020, par rapport à 2019. Et ce n'est pas moins de 30 142 chirurgies ont ainsi été repoussées depuis 8 mois. 

Mais le retard de la prise en charge des patients a surtout impacté la qualité de vie de ceux qui n'étaient pas encore diagnostiqués, donnant le temps au cancer d'évoluer et impliquant un traitement plus lourd.

Lors de ce deuxième confinement, l'activité des centres d'oncologie a été davantage préservée mais les soignants continuent d'insister sur l'importance de se faire dépister rapidement dès l'apparition de symptômes.

L'enjeu est de taille car les vies sauvées du Covid peuvent coûter celles qui mourront d'un cancer.

Les Éclaireuses

 

 

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