Alors que la campagne vaccinale bat son plein de l'autre côté de la Manche (avec près d'un million de personnes vaccinées), le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a annoncé hier le strict et total reconfinement du pays. L'Écosse avait déjà annoncé un retour au confinement dès lundi soir pour toute la durée du mois de janvier. La grande sœur britannique emboite donc le pas des Highlanders. 

L'Angleterre sera confinée à nouveau jusqu'à mi-février. 

La raison de ce reconfinement strict ? Une recrudescence record du nombre de contaminations liées à la souche mutante du Covid-19. Les hôpitaux du pays sont saturés. En une semaine, il y a eu 40% d'hospitalisations supplémentaires en comparaison du plus haut pic de la première vague. Le gouvernement britannique souhaite tout mettre en œuvre pour reprendre le contrôle sur la situation. 

Comme lors du premier confinement, les écoles du pays seront fermées et les cours se feront à distance. 

Ces mesures de confinement entreront en vigueur le mercredi 6 janvier, et ce, jusqu'à mi-février, sous réserve de remplir toutes les conditions sanitaires pour pouvoir lâcher du lest. D'ici là, l'exécutif espère avoir pu vacciner tous les Britanniques de plus de 70 ans. En plus du vaccin Pfizer, un second vaccin, britannique cette fois, l'AstraZeneca/Oxforda été autorisé sur le territoire. Déjà autorisé en Argentine et en Inde, la Commission européenne du médicament donnera sa décision mercredi 6 janvier pour l'autoriser dans l'ensemble du territoire européen. 

Avec près de 75 000 morts depuis le début de la pandémie, l'Angleterre est l'un des pays les plus endeuillés par le Covid-19 en Europe. Un bilan qui tend à s'alourdir dans les semaines à venir au vu de l'augmentation record des contaminations ces derniers jours (59 000 nouveaux cas étaient déclarés lundi 4 janvier). 

Les Éclaireuses