On dit souvent qu'un caractère, une personnalité, ça se forme - sans forcément se forger - pendant l'éducation. Nos parents sont les peintres, nous sommes la toile : à eux de faire leur possible pour que nous partions sur des bases de chef-d'œuvre.

Pourtant, entre nos frères et sœurs et nous, il y a un monde. Et ce, depuis toujours. Personnalité différente, vision des choses divergentes... On se ressemble, néanmoins on est les parfaits opposés.

Pas étonnant lorsqu'on sait qu'un caractère dépend évidemment de millions d'autres facteurs. Notre ordre de naissance en faisant incontestablement partie.

Il s'agit d'une théorie élaborée par le chercheur Dr Frank Sulloway, et expliquée par la professeure et psychologue Catherine Salmon ainsi que la thérapeute Camille Tenerife à Goop.

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Les Éclaireuses

L'enfant unique et l'aîné : l'indépendant gâté

Le premier enfant, ou l'enfant unique, est celui sur lequel les parents exercent, pour la toute première fois, leur rôle. Il est au cœur de leur attention, couvert d'amour et autres bienveillances. Avec lui, ils testent, ils essaient, ils apprennent. Ils retiennent ce qu'il faut faire, ce qu'ils auraient dû faire ou, au contraire, ce qu'ils ne doivent plus faire. Ne naissant pas au milieu d'une fratrie, il développe généralement une personnalité très indépendante. Il veut attiser la fierté de ses géniteurs par son comportement et sa réussite.

À l'arrivée de ses frères et/ou sœurs, l'aîné développe un instinct maternel - ce qui n'est pas forcément le cas chez l'unique. Il se sent obligé de couver et protéger son ou ses cadets. Tous deux peuvent cependant se montrer très têtus dans diverses situations, ayant été "les seuls" durant un petit bout de vie.

L'enfant du milieu : l'équilibre

"L'enfant du milieu peut souvent se sentir perdu dans la mêlée, en un sens, et il peut recevoir moins d'attention que ses frères et sœurs", explique la psychologue Catherine Salmon. En effet, ne bénéficiant pas d'autant d'attention sur la durée que le premier ou le dernier-né, il peut parfois se sentir rejeté. Un sentiment pouvant parfois le pousser à être désobéissant, pour attirer l'attention sur lui.

Néanmoins, cette place constitue sa force, puisqu'en tant que second, il joue un rôle central entre ses frères et sœurs. Il est, généralement, celui à qui on se confie, dont on est le plus proche. Il sait communiquer, échanger, négocier et rétablir la paix. De grandes qualités qui vont lui servir aussi bien personnellement que professionnellement parlant.

Le petit dernier : l'aventurier

Enfin, le petit dernier est à la fois celui avec qui les parents vont être les plus confiants côté éducation - et donc, être moins sur son dos - et en même temps, les plus démonstratifs - étant le dernier à quitter le nid. Bref, vous l'aurez compris, être le benjamin, c'est plutôt sympa. Ce cadre de vie va lui permettre d'acquérir une certaine ouverture d'esprit que ses frères et sœurs n'ont pas ou ont mis plus de temps à avoir. C'est un aventurier, un grand extraverti. Ce qui peut parfois le pousser à fuir ses responsabilités, et souvent s'évader de la réalité...

 
 
 

 

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