Les nausées et les vomissements font partie des symptômes qui peuvent nous mettre la puce à l'oreille concernant une potentielle grossesse. Chez certaines femmes, ils s'arrêtent à la fin du premier trimestre, chez les moins chanceuses, ils durent tout au long des neuf mois de grossesse. S'ils font partie des symptômes les plus fréquents et touchent 50 à 90 % des femmes, connaissez-vous l'hyperémèse gravidique ?

Derrière ce nom médical, on trouve des pathologies plus sévères qui peuvent invalider et altérer la vie d'environ 2 % des futures mamans. Et très souvent, elles ne sont pas prises en charge.

Hyperémèse gravidique : les vomissements représentent la première cause d'hospitalisation au premier trimestre de la grossesse

Les nausées et les vomissements, quand ils se présentent sous une forme sévère, peuvent compliquer le quotidien et l'activité professionnelle des femmes. Pourtant, comme l'indique le Collège des gynécologues et obstétriciens français, qui a présenté vendredi 13 janvier ses recommandations pour une meilleure prise en charge de cette pathologie, l'hyperémèse gravidique est assez mal connue. La prise en charge "n'est toujours pas codifiée", comme l'a souligné Cyril Huissoud, gynécologue obstétricien et secrétaire général du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF). 

Kate Middleton a notamment souffert de cette maladie durant ses deux grossesses. Si la duchesse de Cambridge a été hospitalisée, ce n'est pas le cas de toutes les femmes. L'hyperémèse gravidique suscite une "forme de mépris, de méconnaissance et de certains a priori concernant le profil psychologique des patientes", a ajouté le spécialiste.

Les recommandations gynécologiques pour traiter les vomissements sévères

Les causes de cette pathologie sont multifactorielles. Elles "peuvent varier d'une femme à l'autre en fonction d’éléments de prédisposition génétique, de facteurs biologiques, du sexe du fœtus ou de l'état de santé général", a expliqué le CNGOF. Ainsi, les spécialistes souhaitent une prise en charge plus standardisée, mais aussi une meilleure sensibilisation des soignants lors du dépistage. Ce travail pourrait permettre de mieux connaître cette pathologie, d'identifier les femmes à risque, afin de les accompagner.

Les traitements médicamenteux proposés actuellement ont une efficacité parfois limitée. Pourtant, l'hyperémèse gravidique peut donner lieu à des complications puisqu'elle peut entraîner déshydratation et amaigrissement. Dans les cas les plus graves, elle peut provoquer un retard de développement du fœtus ou un décès in utero. Certaines fois, "la sévérité des symptômes peut parfois amener certaines femmes à envisager une interruption volontaire de grossesse non souhaitée initialement ou les amener à renoncer à une grossesse ultérieure à cause du risque de récidive estimé à 50 % environ", notent les spécialistes.

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Les Éclaireuses

 

 

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