Depuis un mois, internet est à la recherche de Peng Shuai, ancien numéro un mondial de tennis, qui a mystérieusement disparu depuis la publication, sur Weibo, d'une accusation de viol contre l'ancien vice-Premier ministre chinois. Une demi-heure après, le message disparaît de la plateforme et la censure chinoise prouve une fois de plus son efficacité et fait disparaître toutes les preuves de l'existence de ce post, commentaires compris. Cependant, internet est rapide et de nombreux médias ont eu le temps de partager le message avant sa suppression. Le monde a ainsi pris connaissance de ces accusations et a commencé à se pencher sur cette histoire. 

Une disparition qui date du 2 novembre

Depuis la publication de son témoignage, Peng Shuai semble avoir complètement disparu. On ne l'a plus aperçue dans les évènements publics et ses réseaux sociaux sont inactifs depuis - cette histoire rappelle étrangement celle du patron d'AliBaba, lui aussi avait mystérieusement disparu avant de réapparaître quelques mois après, passablement transformé. Selon certaines sources, il se peut que la sportive ait été mise "au secret" dans une résidence surveillée par le gouvernement. 

 

Les réseaux sociaux ont lancé l'alerte

Une fois n'est pas coutume, c'est encore une fois les réseaux sociaux qui se sont mobilisés pour essayer de comprendre le silence de Peng Shuai. Avec le hashtag #WhereIsPengShuai, diffusé dès le 11 novembre, les internautes ont créé une grande chaîne de solidarité et d'information pour alerter le monde sur cette situation inquiétante. De nombreuses stars, comme Serena Williams ou Novak Djokovic ont eux aussi pris la parole publiquement pour parler de la situation de leur consœur.

 

 

Suite à ces prises de position, les premières menaces, essentiellement économiques, ont été émises par la WTA (l'organisation en charge des tournois de tennis féminins). Le gouvernement américain a également menacé la chine de boycott : de nombreux sportifs américains pourraient bien bouder les jeux d'hiver de Pékin de l'année prochaine si la situation de Peng Shuai n'est pas éclaircie. 

 

Le gouvernement chinois est bien décidé à se dédouaner des accusations

Alors que la polémique ne fait que croître, le gouvernement chinois a décidé de mettre en place une politique de réponse claire : nier les accusations. La première preuve de vie de Peng Shuai a été un message adressé à la WTA déclarant que les accusations d'agression sexuelles étaient fausses ainsi que toutes les informations liées à sa disparition. D'après ce message, la sportive serait bien au chaud chez elle et se reposerait. Dernier rebondissement (ou mise en scène du gouvernement), la sportive était apparemment présente à une compétition de tennis le 19 novembre. La vidéo a été publiée sur twitter par un journaliste de l'État chinois. Mais, hormis ces deux preuves de vie, Peng Shuai n'a, pour le moment, pas pu s'exprimer publiquement sur les accusations qu'elle a émises, que ce soit à un média chinois ou étranger. 

 

 

 

 

 

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