Ce sont les grands oubliés du COVID, ceux qui, depuis presque un an, souffrent dans l'ombre et pour qui il n'y a eu, pour le moment, que très peu de considération. Alors que des enquêtes de plus en plus alarmantes sur l'état de détresse psychologique des étudiants ne cessent d'être publiées, le gouvernement a décidé de mettre en place des mesures visant à soutenir les jeunes Français dans le contexte actuel. 

La création d'un "chèque psy" pour permettre aux étudiants d'être suivis

Ce jeudi, Emmanuel Macron a annoncé la mise en place rapide d'un dispositif appelé "chèque psy". Cette aide devrait permettre aux étudiants en détresse psychologique d'avoir accès à un professionnel de santé pour faire un bilan sur leur état psychologique global et leur permettre de sortir la tête de l'eau. Cette proposition vient en réponse des nombreux sondages qui mettent en lumière l'augmentation des pensées suicidaires chez la jeunesse française. Ce chèque devrait permettre pour beaucoup d'étudiants d'avoir accès à des soins spécifiques, qu'ils soient promulgués par un psychologue ou un psychiatre, les soins psychologiques n'étant pas remboursés en France, cette mesure devrait permettre de faciliter l'accès aux professionnels du secteur. À partir du 1er février, tous les étudiants qui le souhaitent pourront avoir accès à ce fameux chèque. 

Les restaurants universitaires proposeront deux repas par jour à 1€

Autre ombre au tableau, la précarité des étudiants. Depuis le début de la crise sanitaire, de nombreux jeunes ont perdu leur travail étudiant, généralement alimentaire, les mettant ainsi dans une précarité incomparable. De nombreux témoignages ont été diffusés ces derniers mois sur Internet. De nombreux étudiants avouaient se priver de manger ou avoir eu recourt à la banque alimentaire pour avoir accès à suffisamment de nourriture. Ainsi, pour soutenir ces étudiants, le président de la République a annoncé que les restaurants universitaires proposeront, dès que possible, deux repas par jour à 1€. Jusqu’ici, seuls les étudiants boursiers avaient accès aux repas à 1€ (qui se limitaient à un repas quotidien), cette mesure est maintenant étendue à l'ensemble des étudiants. 

Un retour à la normale qui se fait attendre

Cependant, malgré toutes ces nouvelles mesures, le gouvernement ne semble pas très optimiste quant à un retour à une situation normale. "Le retour à la normale n'est pas envisageable au deuxième semestre", a déclaré Emmanuel Macron. Les mesures devraient donc être maintenues jusqu'à l'été. Le Président a aussi évoqué le souhait de permettre aux étudiants de pouvoir retourner en présentiel dans les universités "un jour par semaine". Les mesures qui permettront ce retour partiel en présentiel doivent encore être définies. Pour l'instant, la jauge maximale des amphis est maintenue à 20%, une jauge insuffisante pour accueillir les filières les plus fréquentées et qui demandera aux étudiants de faire preuve de bon sens et de résignation. Mais, dès le 25 janvier, les étudiants de première année auront la possibilité de venir en présentiel, en demi-groupe, pour assister aux travaux dirigés. 

Les Éclaireuses

 

MAXPPP - YOAN VALAT / POOL