Plus que quelques heures nous séparent de Noël. Et incroyable, mais vrai : cette année nous sommes fin prêtes… Avec même des jours d'avance. Divers achats, décoration, menu… Bientôt, nous passerons aux fourneaux. Tout est en place pour fêter dignement, comme tous les ans, la magique nuit de Noël.

Même les cadeaux sont déjà empaquetés, en poste sous le sapin. Nous qui, d'habitude, attendons l'après-midi du 24 décembre pour les faire… On l'avoue, on est assez fières.

Fières, mais aussi et surtout heureuses. Notre hâte ? Regarder les visages des membres de notre famille, de nos amis, en train d'ouvrir nos présents. On ne se lassera jamais du sentiment que nous procure cet instant… Quelle joie !

La question, c'est… Pourquoi ? Pourquoi le fait d'offrir des cadeaux nous procure-t-il autant de bonheur ? Pourquoi ressentons-nous cela lorsque nous effectuons nos achats ? Pourquoi préférons-nous donner plutôt que recevoir ?

On s'interroge…

Enjoy,

Les Éclaireuses

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Une tradition universelle

Le traditionnel présent est aussi vieux que le monde. Il est né avec les populations, les sociétés. "Les hommes des cavernes donneraient des cadeaux pour exprimer leur affection et leur appréciation les uns envers les autres et les chefs de tribu féliciteraient quelqu'un pour leurs contributions en leur offrant un cadeau", raconte La Tirelire Française.

Ainsi, là où il y a des hommes, il y a forcément des dons. Il peut s'agir d'un cadeau de bienvenue, de remerciement, d'une petite attention sans raison ou, encore, d'une surprise faite pour une occasion annuelle, comme un anniversaire ou Noël. Qu'importe la situation, l'objectif est le même : faire plaisir à la personne à qui on l'offre. "Il sert à faire prendre de l’importance à quelqu'un, à construire ou à consolider des liens sociaux, à renforcer une alliance, à restaurer une relation sociale détériorée à travers un don de réconciliation", détaille Historia. De notre mère comme de notre future ex-collègue, c'est indéniable : le présent rapproche.

Un sentiment de joie

Lorsque nous prenons la décision d'offrir quelque chose à quelqu'un, l'intégralité du processus - de la réflexion au moment de l'offre - va nous faire ressentir un certain sentiment de joie. On est excitées, enjouées, satisfaites. On est pressées de voir la réaction de la personne, lui demander son avis, le voir essayer, utiliser, accrocher la surprise en question.

D'après des recherches réalisées par le docteur en économie Mickaël Mangot, et relayées par Séréna Bien-Être, "faire un cadeau, c’est ainsi booster son sentiment de bien-être, son amour de la vie et, plus étonnant, améliorer ses conditions cardio-vasculaires". Il s'agit, plus simplement, du plaisir de faire plaisir. On prépare une surprise, ce qui, scientifiquement parlant, va libérer de la dopamine - hormone du plaisir - dans nos neurones, et "contaminer" l'intégralité de notre corps… Quelle douce maladie.

Offrir plutôt que recevoir

Alors oui, offrir un présent, c'est génial. Tout le monde prend du plaisir à le faire… Ce qui n'est pas forcément le cas de l'inverse. En effet, alors qu'on aurait tendance à penser le contraire, peu d'entre nous aiment recevoir des surprises. Et bien que, certes, on ne dise jamais non à une petite attention - clin d'œil à notre partenaire -, l'action en elle-même nous met souvent mal à l'aise.

En cause ? La crainte d'exprimer nos sentiments et nos émotions avant tout. Appréhender. De ne pas forcément aimer le paquet que nous sommes en train d'ouvrir. "La peur de se dévoiler à travers des émotions comme la joie, la gêne ou encore la déception. Cela traduit en général un manque de confiance en soi", explique Femme Actuelle.

On parle également de gêne. Celle éprouvée au constat qu'une personne a pris sur son temps ainsi que sur son argent pour réaliser ce cadeau. Cela nous touche, mais nous met terriblement mal à l'aise. On préfère bien mieux être à la place de l'offrant que du récepteur : quoi qu'il arrive et qu'importe l'impact qu'aura notre présent sur la personne en face, le simple fait de l'avoir fait nous donne le sourire.

 

 

Tags : société, psychologie