Fin du procès pour la mère qui avait enfermé sa fille dans un coffre de voiture pendant 2 ans

Louise Rouyer 20 novembre 2018 Bien-être

C'est une affaire qui avait remué la France entière en 2013 : un garagiste situé en Dordogne avait ouvert le coffre de la voiture de sa cliente pour y trouver une petite fille de 2 ans dans un état de faiblesse extrême, couverte d'excréments, laissée à l'abandon. Appelant la police immédiatement, les policiers ne furent pas au bout de leurs surprises : cette petite fille appelée Séréna a passé sa vie entière dans ce coffre de voiture, et y a été placée par nul autre que sa propre mère, Rosa Maria Da Cruz, une femme âgée de 50 ans. Elle et son mari ont été emmenés au poste où il a été révélé que ce dernier n'a jamais eu vent de cette quatrième grossesse et encore moins de cette enfant, le couple ayant déjà trois enfants. Ce sont ces derniers, allant de 6 à 12 ans, normalement scolarisés et socialisés, qui ont prouvé l'innocence du père, car ils n'étaient eux-mêmes absolument pas au courant !

Cinq ans plus tard, le jugement est tombé le vendredi 16 novembre 2018 : Mme Da Cruz a été condamnée à cinq ans de prison, dont trois avec sursis. Une peine considérée par beaucoup comme bien légère pour un tel acte, car cette petite Séréna, aujourd'hui agée de 7 ans et en maison d'accueil, est atteinte d'un « déficit fonctionnel à 80 % », ainsi que d'un « syndrome autistique vraisemblablement irréversible ». Mais l'avocate de l'accusée a mis en avant un "déni de grossesse" qui s'est aggravé dans le temps, car non pris en charge. Elle a également souligné le fait que plutôt que d'avoir un "geste fatal" Mme Da Cruz l'a " laissée en vie… D’une certaine façon ».

Ce à quoi l'avocate de l’Aide sociale à l’enfance s'est indignée "Il y a une seule victime, pas deux, et c’est Séréna" avant d'ajouter "La seule qui soit cassée, brisée à tout jamais, c’est Séréna" dont "la vie ne sera jamais notre vie, le monde ne sera jamais notre monde"... À la sortie de cette triste affaire, il semble clair qu'il faut se pencher davantage sur les syndromes de "déni de grossesse" ou de "post-partum" afin de mieux les traiter. 

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