C'est un profil qui questionne depuis quelque temps déjà sur les réseaux sociaux. Olympe est une jeune femme très active sur les réseaux sociaux depuis plusieurs années. Avec 250K followers sur Instagram et 615K sur TikTok, la jeune Olympe s'est constitué une belle communauté. Mais n'allez pas croire que la youtubeuse parle chiffons et mode, c'est même tout le contraire. Depuis le début de sa vie digitale, Olympe a décidé de sensibiliser sur les maladies mentales. Cette idée n'est évidemment pas venue du jour au lendemain, elle n'a fait que se fier à son histoire personnelle et à ses troubles personnels.

Ça a même été l'une des premières personnes à parler publiquement du TDI (trouble dissociatif d'identité), un trouble mental qui se caractérise par la présence de plusieurs personnalités dans un même corps. Olympe a toujours essayé de rendre l'explication des maladies mentales aussi facile que possible pour permettre à une majorité de personnes de comprendre la réalité qui se cache derrière les maux invisibles, comme le TDI, le trouble borderline ou tout autre trouble mental. En ce qui concerne le TDI, il est généralement lié à des traumatismes infantiles et vient en réponse à un choc ou à une situation traumatisante

Olympe ne s'est jamais cachée de son passé douloureux et de toutes les choses qui avaient fini par provoquer son TDI et ses différents troubles.

 
 
 
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"Au dernier trimestre 2023, je vais avoir recours au suicide assisté"

Il y a quelques jours, elle a publié une longue vidéo de 16 minutes où elle annonce qu'elle aura recours au suicide assisté à la fin de l'année 2023. Cette décision est avant tout motivée par un épuisement qu'elle peut avoir vis-à-vis de sa vie et des différents traumatismes qu'elle a vécus tout au long de sa vie. 

"Je n'ai pas une base de vie assez positive qui contrebalance mes troubles." 

Tout au long de cette longue vidéo, Olympe (très émue) explique tous les facteurs de motivation qui l'ont poussée à envisager le suicide assisté. Entre le harcèlement scolaire, les hospitalisations multiples, la maltraitance infantile, les relations abusives, les addictions... Elle transporte, à 23 ans, un bagage qui lui semble aujourd'hui trop lourd à porter et qui l'empêche de profiter des moments positifs de son quotidien. 

La vidéo n'a pas tardé à provoquer de nombreuses réactions, que ce soit sur Twitter ou sur Intagram. Ce qui étonne le plus, c'est le délai évoqué par la jeune femme. Elle a également avoué que la programmation tardive de son suicide a été mûrement pensée pour se laisser le temps de peut-être revenir sur sa décision.

Les professionnels de santé très interloqués par cette déclaration

De nombreux spécialistes de la santé mentale ont été consultés suite à cette annonce et les réactions sont assez similaires : tous s'étonnent d'une programmation de fin de vie sur une aussi longue durée. Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'elle a fait une demande d'autorisation de suicide assisté mais que cette dernière doit être étudiée par des spécialistes pour s'assurer qu'il ne s'agit pas d'une prise de décision à chaud. Cependant, les nombreux témoignages d'Olympe laissent penser que la situation a d'ores et déjà été mûrement réfléchie et qu'elle ne s'attend pas à revenir sur sa décision.

Cette prise de parole sur le sujet, considérée comme choquante par de nombreux internautes, a au moins le mérite d'ouvrir le débat sur la question du suicide assisté - toujours interdit en France. Ce n'est pas la première fois que la question se pose dans l'hexagone, mais pour le moment aucune réponse juridique n'a été proposée sur le sujet par le gouvernement. 

Chaque année, entre la Suisse et la Belgique, ce sont à peu près 3000 personnes qui ont recours au suicide assisté.

Les Éclaireuses

 

 

 

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