Depuis quelques jours, il semblerait que certaines personnalités du web, notamment celles spécialisées dans la vulgarisation scientifique, aient été contactées par une agence nommée Fazze dans le cadre d'une "Campagne Informationnelle" visant à parler de la "dangerosité des vaccins proposés à la population européenne". En d'autres termes, la campagne vise à décrédibiliser certains vaccins au profil d'autres. 

Un commanditaire qui souhaite rester discret

Plusieurs influenceurs ont répondu au mail en demandant quelle était la compagnie à l'origine de cette campagne. L'agence en charge du contact des influenceurs n'a pas souhaité divulguer le nom de son client. Ce dernier reste aujourd'hui inconnu. Plus grave, Hugo Grasset, l'un des youtubeurs ayant lancé l'alerte sur Twitter, a fait des recherches sur l'agence qui l'a contacté, il s'avère que c'est une adresse vitrine et que l'agence n'a apparemment pas d'adresse au Royaume-Uni.

 

Une publicité dissimulée qui fait grincer des dents

Ce qui inquiète dans cette histoire de décrédibilisation et dans le mail de contact de l'agence, c'est la demande explicite de ne pas stipuler que le discours est issu d'une campagne rémunérée. Plus inquiétant, le brief stipule également qu'il faut jouer le jeu du complotisme en mettant en avant le fait que les médias mainstream ignorent la vérité ou ont décidé d'ignorer un rapport qui aurait "fuité" sur le vaccin Pfizer. Cette campagne joue sur la désinformation absolue et mise sur la crédulité des gens à croire des influenceurs, mais aussi sur l'appât du gain pour ces mêmes influenceurs. La campagne, rémunérée à hauteur de 2000€ (selon certaines sources), a dû susciter l'intérêt de plus d'un influenceur.

Une campagne anti-Pfizer commandée par un laboratoire concurrent ?

Selon plusieurs sources, l'agence Fazze reprendrait une grande partie de ses arguments du compte officiel du vaccin Sputnik V sur Twitter. La Russie serait-elle derrière cette chasse aux sorcières digitale ? Si aucune preuve "parfaites" ne peut venir confirmer cette hypothèse, certains indices laissent penser que c'est pourtant le cas : sur le LinkedIn de Fazze, on ne trouve qu'une seule employée, affirmant avoir fait des stages pour des entreprises russes. Si cette preuve reste mince, elle peut suffire à mettre sur une éventuelle piste. 

Mais pourquoi miser sur l'influence ? Pour l'impact direct que le discours des influenceurs a sur les internautes. La campagne vise expressément le vaccin Pfizer, numéro 1 des vaccinations sur le territoire Européen, alors que Sputnik V, d'ores et déjà utilisé dans 57 pays, n'a pour le moment pas été autorisé par l'Agence européenne du Médicament. Si pour le moment, aucun lien direct n'a été fait entre le commanditaire de la campagne et les laboratoires russes, une enquête permettra de trouver qui a commandé cette campagne et dans quel but. 

Les Éclaireuses

 

 

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