Depuis le retour des talibans à la tête de l'Afghanistan, les droits des femmes ne cessent chaque jour d'être un peu plus réduits et amoindris. Le régime islamique s'est, petit à petit, mis en place dans le pays et est de plus en plus oppressant pour les femmes afghanes.

La dernière mesure en date ? Fermer l'accès aux collèges et aux lycées aux jeunes filles, et ce, alors que les dirigeants talibans avaient assuré qu'ils ne retireraient pas l'accès des écoles aux jeunes filles. Depuis mercredi 23 mars, les filles n'ont donc plus le droit de recevoir un enseignement secondaire. Seuls les garçons pourront poursuivre leur apprentissage au sein des établissements scolaires.

Des règles qui inquiètent de plus en plus

Si, depuis la prise de pouvoir des talibans, la situation est plus que préoccupante dans le pays, depuis plusieurs mois, la question de la liberté des femmes dans le pays inquiète de plus en plus au sein des grandes institutions comme l'ONU. La représentante du pays a d'ailleurs twitté son inquiétude face à la fermeture des écoles. 

 

 

Pour le moment, les représentants talibans ne se sont pas exprimés face à cette fermeture subite des écoles de filles. Il est possible que les institutions internationales demandent rapidement des comptes sur ce qui a motivé cette décision. Il ne faut pas oublier que les talibans s'étaient engagés à ne pas priver les jeunes filles d'éducation.

 

L'éducation pour tous, un droit fondamental

Au-delà même de la fission que cette mesure va provoquer dans la société afghane poussant les femmes à toujours plus rester cachées au sein des foyers pendant que les hommes peuvent évoluer sans contraintes dans l'espace public, la question du droit à l'éducation va également se poser. Plusieurs pays ont d'ailleurs proposé aux talibans de rémunérer eux-mêmes les enseignantes pour éviter que les jeunes filles soient privées d'éducation. Les hommes à la tête du pays semblent toujours répondre par la négative à ces propositions. Ce n'est donc pas une question de moyens, mais bel et bien une volonté d'isoler les femmes et de les priver d'éducation.

L'avenir des femmes reste parsemé de zones d'ombre dans un pays où de plus en plus de choses leur sont interdites. Et celles qui oseraient manifester leur mécontentement subiraient le même sort que les militantes qui ont déjà osé lever le poing contre le régime : la prison, dans des conditions plus que difficiles. 

Les Éclaireuses

 

 

 

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