Bienvenue. Installez-vous confortablement sur le fauteuil. Détendez-vous et, surtout, sentez-vous à l'aise de tout dire. Aujourd'hui, on va parler de votre enfance et de vos parents. Ils étaient comment avec vous ? Est-ce qu'ils étaient durs, laxistes, friendly ? Racontez-nous. 

S'il est évident que l'enfance et la relation avec les parents sont des aspects centraux dans notre construction en tant qu'adulte, il y a pourtant certaines choses que l'on trouve complètement injustes lorsque l'on est enfant et qui, en réalité, sont totalement justifiées lorsqu'on les regarde avec un œil d'adulte. D'ailleurs, ces choses que vous détestiez tant sont ce qui vous a permis de vous forger une vraie force de caractère et de vraies aptitudes qui vous servent au quotidien. 

Mais attention, il ne faut pas confondre parents stricts avec des parents abusifs ou toxiques. Si l'une des catégories est relativement bénéfique au développement, les deux autres peuvent, au contraire, créer des troubles et des traumatismes difficilement curables à l'âge adulte. Comme tout dans la vie, ce n'est qu'une question de balance.

Voici la preuve par 12 que vous avez eu des parents stricts, mais finalement, ce n'est pas une si mauvaise chose que ça. 

Enjoy,

Les Éclaireuses

 

 

1) Vos parents étaient très à cheval sur la façon de se tenir à table

Et la politesse en général. D'ailleurs, quand vous alliez chez vos copains, leurs parents relevaient toujours votre façon de vous tenir droit comme un I sur votre chaise, la façon dont vous mangiez et votre courtoisie globale. Si cela vous a valu de belles engueulades à table (c'était presque un crime si vous preniez le verre de la main gauche, et ce, sans vous être essuyé la bouche), cela vous a donné une certaine conscience de l'étiquette en société. Ainsi, vous vous sentez toujours à votre place à toutes les tables et vous êtes tout à fait capable d'aller prendre le thé avec Queen Elizabeth (on sait jamais, ça peut arriver). En somme, ce n'est jamais inutile de savoir se tenir correctement à table, bien au contraire. 

 

2) Il était impossible pour vous de prévoir des plans à la dernière minute, chaque sortie était minutieusement négociée 24 à 48 heures avant

Certes, vous avez peut-être envié vos amis qui avaient l'autorisation de sortir lorsqu'ils le souhaitaient, mais vous étiez beaucoup moins envieux en les voyant les yeux pleins de sommeil en cours de philo le mercredi matin. S'il est évident qu'il vous fallait absolument tout négocier à la maison, cela vous a néanmoins donné de vraies qualités orales et aujourd'hui vous vous servez encore de cette aptitude au quotidien. Vous êtes un vrai pro dès qu'il est question de négocier ! Personne ne vous résiste (de toute façon, personne n'est aussi dur en affaire que vos parents).

 

3) Vous deviez un peu jouer sur la corde sensible pour obtenir ce que vous vouliez

Vous êtes littéralement devenu un professionnel du regard de chien battu suivi d'un "laisse tomber, de toute façon tu vas dire non". Cette aptitude, vous l'avez également développée au fil des années et, petit à petit, vos parents semblaient y devenir de plus en plus sensibles. Ça vous a sûrement appris à jouer un peu la comédie, mais c'est toujours utile lorsqu'il est question de tourner la situation en votre faveur. Rien n'est jamais inutile dans la vie finalement !

 

 

4) Les jeux vidéo, c'était hors de question ! 

Idem pour la télévision. Pour certains parents, les objets électroniques sont un peu le mal incarné, car ils ont tendance à détourner l'attention. Si des études ont prouvé qu'à petite dose les jeux vidéo étaient bénéfiques, certains adultes restent réfractaires et c'est leur droit. D'ailleurs, vous n'êtes pas mort de ne pas avoir joué aux Sims ou aux autres jeux populaires chez les 90s kids... À la place, vous lisiez, dessiniez, dansiez ou faisiez d'un instrument. Cette privation vous a peut-être permis de trouver une passion, quelque chose qui vous habite et c'est une bonne chose. En plus, maintenant que vous êtes adulte, vous pouvez rattraper tout le temps perdu sans avoir besoin de demander la permission.

 

5) Vous avez dû mentir pour éviter les punitions

S'il y a bien quelque chose que l'on ne peut pas vous enlever, c'est que vous êtes un vrai pro dès qu'il est question de trouver une excuse en béton armé. C'est grâce à vos années d'entraînement avec vos parents. Ils étaient si stricts que le moindre changement de programme à la dernière minute pouvait littéralement ruiner vos chances d'aller à une soirée. Au fil du temps, vous avez, par la force des choses, développé un bagou en béton armé pour parer à toutes les éventualités et ainsi éviter les punitions (plus ou moins justifiées).

 

6) Les gros mots étaient interdits à la maison

En plus de toutes les règles du quotidien, il y en avait une en or : les gros mots étaient interdits. Et, si jamais il vous arrivait de lâcher un "P*tain" par inadvertance, votre mère vous lançait un regard de désapprobation qui en disait long sur ses intentions. Même si cette règle était plutôt contraignante, vous comprenez aujourd'hui à quel point elle a été bénéfique pour votre futur. Grâce à cela, vous arrivez à avoir un discours châtié, vierge de toute vulgarité et c'est essentiel dans le quotidien ou la vie professionnelle. 

 

 

7) Les petites amourettes et autres histoires de cœur n'étaient pas franchement les bienvenues

Il était hors de question de parler petit copain/petite copine à la maison. Pour vos parents, c'était une distraction supplémentaire qui causerait votre échec. Si pour vos amis, cela semblait un peu triste, cela vous a permis d'apprendre à vous connaître et à grandir avec vous-même. Vous avez évolué seul et appris à apprécier la solitude. Cela vous a sûrement permis d'éviter quelques situations de dépendance affective ou des tourments liés aux amours d'adolescence. Et, si vous êtes arrivé à l'université sans avoir la moindre expérience dans les relations, vous vous êtes bien rattrapé depuis ! Le tout en ayant eu une vraie enfance et une vraie adolescence loin des prises de tête causées par l'amour.

 

8) Le week-end, les sorties c'était soit le vendredi soit le samedi

Vous en avez eu des casse-tête lorsqu'il y avait l'anniversaire de votre BFF le vendredi soir et une soirée chez le beau ténébreux du fond de la classe le samedi. Vous étiez forcé de choisir à quelle soirée vous iriez parce qu'évidemment, il était inconcevable pour vos parents de vous laisser sortir deux soirs de suite en dehors des périodes de vacances scolaires. Bien évidemment, cela vous mettait en rogne, mais cela vous a aussi permis d'économiser de belles heures de sommeil et de ne pas rater le test de philo du lundi matin. Avec du recul, vous vous rendez compte que votre mère avait un peu raison lorsqu'elle disait "des soirées, tu en auras toute ta vie, mais la scolarité, c'est maintenant qu'elle se joue, pas dans 10 ans".

 

9) Vous avez attendu d'être majeur et vacciné avant de partir en week-end avec vos copines ou d'aller à un concert

Il est évident qu'il était hors de question pour vos parents de vous lâcher dans la fosse aux lions sans surveillance. Exit donc les week-ends au bord de la mer entre copines ou les concerts à 30.000 personnes. Vos vacances, vous les passiez à la maison ou à la campagne chez vos grands-parents. S'il vous arrive parfois de regretter ces souvenirs que vous n'avez pas pu vous créer, aujourd'hui, vous profitez de ces instants à 200%. Chaque nouvelle aventure, chaque nouveau concert, c'est un peu une première fois et vous chérissez tous ces moments qui apportent des petits highlights dans votre vie. 

 

 

10) Avant de demander la permission pour quelque chose, vous aviez la fâcheuse tendance à répéter votre discours devant votre miroir

Le secret de la réussite, c'est la préparation ! C'est pour cette raison que vous faisiez en sorte de mettre toutes les chances de votre côté en répétant vos suppliques devant votre miroir. Non seulement ça vous a permis d'acquérir un certain talent en écriture de discours, mais ça vous a également appris à parler et à faire des demandes sans bégayer. Vous avez pris un peu d'assurance chaque fois que vous avez répété devant votre miroir et vous vous rendez compte que ça vous sert encore aujourd'hui. 

 

11) Votre tenue vestimentaire était scrutée des pieds à la tête

Vos parents se sont toujours assurés que vous partiez à l'école ou en soirée en étant tiré à quatre épingles et dans des tenues qui étaient à leur goût. Exit le maquillage voyant, les joggings au quotidien, des déodorants de supermarché et les talons. Au fil des années, vous avez développé des talents innés, comme le fait de vous maquiller dans les transports, de vous changer en un claquement de doigts ou de bien cacher vos affaires de rechange dans votre sac pour vous changer au lycée. Dans un sens, vous les remerciez quand même un peu, parce que ça vous a évité quelques petits ratés historiques qui, pour vos amis, sont immortalisés dans de précieuses photos. Le côté positif de cette règle un peu stricte c'est qu'à part les photos de classe, il n'y a aucune image compromettante de vous. 

 

12) Vous deviez attendre la bonne occasion pour demander quelque chose

Pour mettre toutes les chances de votre côté, il était fondamental que vos parents soient de (très) bonne humeur. Vous êtes donc devenu un pro pour juger l'humeur des gens afin de saisir la bonne opportunité, au bon moment. Cette petite faculté vous a permis de négocier quelques soirées barbecue dans votre adolescence, mais également quelques opportunités professionnelles dans votre vie d'adulte. Ce qui est acquis, ça l'est pour la vie et ça peut servir à n'importe quel moment. La preuve !

 

 

 

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