Il faut bien le préciser : ils n'avaient jamais complètement arrêté la pêche, et ce au nom d'une chasse à but scientifique. Elle a bon dos la science...

Un gigantesque pas en arrière a eu lieu au Japon le 26 décembre : le Japon a annoncé qu'il se retirait de la Commission baleinière internationale (CBI), dans le but de reprendre la pêche commerciale dès juillet prochain. Et si Tokyo avait arrêté cette pratique, il y a une trentaine d'années, la pêche n'a jamais cessé pour des soi-disant fins scientifiques. Drôles de fins quand on sait que la chair de cet animal finissait le plus souvent chez des poissonniers.

Si on a très envie de dire ce qu'on pense au Japon, il est utile de préciser qu'ils ne sont pas les seuls. En effet, la Norvège et l'Islande continuent également la pêche à la baleine, malgré les injonctions des écologistes et de l'Europe. Pourquoi ont-ils quitté la CBI (Commission baleinière internationale) ? Parce que la CBI a rejeté un texte rédigé par les autorités nipponnes qui préconisaient la coexistence de la préservation et de la chasse commerciale des baleines. En effet, les pays défenseurs des baleines, conduits par l'Australie, l'Union européenne et les États-Unis, ont rejeté le texte, par 41 voix contre 27. 

Le vice-ministre de la Pêche japonais a donc enchaîné rapidement sur l'option extrême de quitter la CBI. Le porte-parole du gouvernement japonais a cependant voulu assurer que le Japon n'ira pas chasser "dans les eaux de l'Antarctique ou dans l'hémisphère Sud", et que la pêche sera "limitée aux eaux territoriales et à la zone économique exclusive" du pays, "en accord avec les quotas de prises calculés selon la méthode de la CBI afin de ne pas épuiser les ressources".

Ce changement de cap n'a pas manqué de susciter de vives réactions chez les organisations écologistes. "Il est clair que le gouvernement tente de faire passer cette annonce en douce à la fin de l'année, loin des projecteurs des médias internationaux, mais le monde n'est pas dupe", a commenté dans un communiqué Sam Annesley, responsable de la branche japonaise de Greenpeace, avant d'ajouter "La décision du Japon est en décalage complet avec la communauté internationale, et fait fi de la nécessité de protéger nos océans et ces créatures majestueuses". On ne peut qu'être d'accord avec lui, surtout quand on se doute de la barbarie de cette pratique...

Les Éclaireuses

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