La fête de la musique, journée placée sous le signe de la bonne humeur et de l’arrivée de l’été, est chaque année synonyme de regroupements festifs.

Cette année n’a pas manqué à cette règle : malgré le coronavirus, des milliers de personnes se sont regroupées pour faire la fête.

C’est le cas à Paris et notamment dans le jardin Villemin dans le 10ème arrondissement, où ont pris place des « DJ Set », organisés par le collectif « Apéro électronique » entre 15h30 et 20h. Même si l’ambiance était au rendez-vous, les gestes barrières, eux, n’ont pas été respectés. En effet, de nombreux danseurs se sont retrouvés agglutinés les uns aux autres, bien loin des un mètre de distance préconisés par le ministre de la Culture. La majorité des participants ne portaient également pas de masque.

Craignant de voir émerger un « nouveau foyer de Covid-19 » les internautes ont rapidement qualifié cette attitude d’ « honteuse ».

Pourtant, Franck Riester, ministre de la Culture, avait indiqué que tous les événements de la fête de la musique devaient respecter les règles sanitaires. Ainsi, les rassemblements « de plus de 10 personnes sont toujours interdits sur le domaine public » et « les concerts spontanés ne sont pas autorisés ». Des mesures qui n'ont donc pas été respectées. 

Si on ne sait toujours pas si les organisateurs avaient obtenu une autorisation pour ce rassemblement, ils avaient néanmoins stipulé sur leur compte Facebook qu’il s’agissait d’une « occasion parfaite pour se retrouver en musique à ciel ouvert, tout en respectant les mesures sanitaires ».

Une promesse quelque peu bafouée. 

Les Éclaireuses