Rembobinons la cassette : quand Instagram a fait son apparition, nous postions des photos de nous. Nous mettions en avant des gourmandises ou des paysages qui nous inspirent. Nous partagions nos voyages, nos envies, nos désirs, nos aspirations, nos idées. Une nouvelle autoroute de la liberté s'était ouverte à nous.

Puis est venu le hashtag. Petit symbole qui n'a l'air de faire de mal à personne... Cet emblème est si puissant qu'il nous a donné des occasions. #TBT : le moment de revenir sur un évènement du passé. Chez Les Éclaireuses, on en fait usage pour rappeler des passages peu glorieux de la vie de certaines personnalités... Serait-ce un crime ? Il ne manquerait plus que ça ! #TGIF pour exprimer notre contentement de voir le week-end arriver. Serait-ce une insulte à notre boss ? Jamais de la vie !

Je suis charlie 070115 1Aujourd'hui, ce que nous avons envie d'unir au hashtag, aux côtés de #JeSuisCharlie, est #JeSuisLibre, #JeFaisCeQueJeVeux, #JeNeCederaiPas . Pourquoi ?

Parce qu'on a heurté notre liberté. Pas seulement la liberté d'expression stricto sensu, mais celle dans son sens le plus large.

Je suis charlie soutien charlie hebdo(Photos de notre Éclaireuse Déborah (en bas à gauche) et

de lectrices reçues ce matin)

Nous ne sommes pas des politiciennes chez Les Éclaireuses, mais nous aimons notre liberté de pouvoir prôner le "Girl Power". Sans entrer dans des débats politiques, mais dans son sens le plus simple. Ce "power" qui véhicule l'idée que la femme est LIBRE. Libre de faire ce qui lui plait, de dire ce qu'elle veut, de s'habiller comme elle le souhaite.

Aujourd'hui c'est pour des dessins qu'une tragédie s'est produite, est ce qu'un jour ce sera à cause des vêtements que l'on porte ? Ô grand jamais... La manière dont on s'habille est aussi un moyen de nous exprimer. Est ce que quelqu'un aura un jour le droit de nous dicter ce qu'on a le droit de porter ou non ? Non, c'est notre liberté.

Je suis charlie 070115 6Nous aimons les mini jupes et alors ? Nous aimons les sous-vêtements sexy et alors ? Nous avons envie d'avoir les cheveux rouges le lundi et bleus le mardi, et alors ? Personne ne nous dira JAMAIS que les cuissardes sont interdites, que les bikinis sont bannis et que les mitaines font mauvais genre.

De fond du coeur,

Vos Éclaireuses