"Dans la nuit de samedi à dimanche, j'ai été victime d'une agression à mon domicile par mon compagnon et entraîneur". C'est ainsi que commence le glaçant post de Margaux Pinot, judokate et médaillée olympique. Hier, la jeune femme a publié une photo de son visage tuméfié, complètement transformé par les coups de son compagnon. La photo a provoqué une véritable vague de soutien chez les internautes, mais également de l'indignation. Pourquoi ? Parce que l'agresseur de Margaux Pinot, Alain Schmitt (qui est également son entraîneur), a été relaxé par la justice.

"J'ai cru mourir, j'ai réussi à m'enfuir pour me réfugier chez les voisins"

De plus en plus de femmes prennent la parole sur les violences qu'elles ont vécues. Il y a quelques jours, c'était Camille Lellouche qui se livrait sur son histoire. Dans un entretien avec le Parisien, la judokate raconte tout le déroulé de la soirée. Elle y explique que son compagnon est arrivé à son domicile alcoolisé. Rapidement, des insultes se sont fait entendre, puis les coups sont rapidement arrivés. La jeune femme est ressortie marquée de cette altercation : de nombreux bleus sur le visage et le crâne, cheveux arrachés par endroits, une fracture du nez.

C'est en se réfugiant chez ces voisins que la jeune femme a pu mettre fin au cauchemar. Une fois à l’abri, la police a pu être prévenue et son agresseur a été arrêté dans l'heure qui a suivi. 

 

Les internautes et les proches ne comprennent pas la décision de justice

Malgré l'état impressionnant de Margaux Pinot, la justice a décidé de relaxer son compagnon "faute d'éléments insuffisants". Le parquet avait réclamé un an d'emprisonnement avec sursis. De nombreux sportifs de haut niveau, dont Clarisse Agbégnénou ou encore Teddy Riner ont exprimé leur soutien envers leur coéquipière.

Cependant, il reste un long chemin à parcourir sur la pénalisation des violences conjugales en France et cette situation, tristement banale, n'est qu'un exemple parmi tant d'autres. Si Margaux Pinot a déclaré ne pas vouloir devenir la "porte-parole de la cause", son témoignage ainsi que ceux de toutes les autres permettent de lever le voile sur cette situation, encore d'actualité en 2021. Cette année, selon le collectif NousToutes, 105 femmes sont décédées sous les coups de leur compagnon ou ex-compagnon.

Les Éclaireuses

 

 

 

 

 

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