C'est une mauvaise nouvelle pour les militants de la cause animale de France, le tribunal de Bayonne a refusé mardi 17 novembre la plainte déposée par la Société Protectrice des Animaux contre les organisateurs d'une Corrida.

Cette course de taureaux très cruelle qui mène à la mort de l'animal a longtemps été un débat en France comme en Espagne, son pays d'origine. Entre les personnes qui veulent préserver la tradition et celles qui veulent le bien-être animal, les clans sont complètement opposés. Mais les associations sont là pour faire bouger les choses. C'est le cas de la SPA qui a décidé de porter plainte contre toutes les personnes organisant des courses à Bayonne dans les Pyrénées-Atlantiques. Bayonne est l'une des dernières villes en France avec Nîmes, Béziers, Dax ou encore Arles à proposer des corridas au public. Cependant, c'est une passion qui se meurt, même si dans les villes taurines, le spectacle est encore apprécié, "70 % des personnes interrogées sont contre la corrida", selon la SPA.

Si la plainte contre "sévices graves ou acte de cruauté envers un animal" n'a pas été acceptée, c'est à cause de l'alinéa 7 de l’article 521-1 du Code pénal, qui ne sanctionne pas cette pratique dans les villes où elle est une « tradition locale ininterrompue ». Le directeur de l'arène défend cette tradition en racontant qu'en 1289, on jouait déjà dans les rues à courir après vaches et taureaux, au point que s’en plaignaient les édiles. Puis se sont répandus les spectacles taurins."

La prochaine destination de la SPA est Dax, dans les Landes, pour viser une autre arène. Un combat que les associations pour la protection des animaux et de leur bien-être ne sont pas prêtes à abandonner. Mais il faudra encore fournir beaucoup d'efforts pour que la France change la loi et interdise, sans aucune exception, la Corrida.


Les Éclaireuses

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