Dans un monde où nous sommes toujours à la recherche de nouvelles limites à franchir, de nouvelles expériences et de nouvelles rencontres, un nouveau type de soirées naît dans toutes les capitales du monde.

La dernière tendance qui galvanise les jeunes (et moins jeunes) ? Les Sex Parties. 

L'idée fondatrice de ces parties d'un nouveau genre ? La liberté totale où se mélangent plaisir charnel, danse, amour, musique, alcool, performances... Une réalité alternative qui ouvre à une infinité de possibilités. 

Bien évidemment, le sexe a une place de choix dans ces fêtes, pour ne pas dire une place centrale. Les corps se mélangent à foison, sur la piste de danse ou dans les backrooms, le tout sur un fond lancinant de techno qui donne le ton (et le rythme). 

Les sex parties sont-elles un phénomène récent ? Non. Elles découlent d'un long héritage de fêtes clandestines, d'une époque où l'homosexualité était prohibée. Berlin et ses sulfureuses nuits ont tracé les bases, le temps a donné toute la force et la légitimité à ces fêtes alternatives.

N'allez pas croire que ce genre de soirées n'est réservé qu'à un type de sexualité, dans un monde qui prône l'acceptation, toutes les personnes qui souhaitent participer aux soirées sont acceptées : femmes, hommes, trans, non-binaires.

À Paris, ils sont de plus en plus nombreux à proposer des sex parties (ou du moins l'étaient avant la crise du COVID-19). Les thèmes et les noms des évènements, plus qu'évocateurs, vous feront autant sourire que rougir de plaisir (si vous osez pousser la porte de ce jardin secret d'un nouveau genre). Ainsi, avant la crise sanitaire, vous pouviez participer aux soirées Fusion mes couilles, GlittorisLes Milles et une Teuch, Chlamydia Dell'Arte... 

Ce qu'il faut comprendre, c'est que dans le fond, la démocratisation de ce genre de soirées traduit une envie profonde de liberté et une volonté de rompre les frontières entre les genres, de dégommer la bien-pensance et de rendre l'inacceptable, acceptable, le tout sur un fond, nécessaire et essentiel, de consentement.

Depuis quelques semaines, on relate des faits de "partouzes clandestines" dans les médias.

Ce ne sont finalement ni plus ni moins que des "sex parties", organisées à domicile ou de façon détournée. Après une période de privation aussi longue que celle que nous vivons actuellement, il est fort possible que les soirées alternatives connaissent un franc succès à la "réouverture du monde". Après une année d'interdictions, comment ne pas avoir envie de briser tous les dogmes de la bienséance ? 

Enjoy

Les Éclaireuses