Un diagnostic tardif, une souffrance subie et enfouie pendant parfois quelques années... L'endométriose est pourtant une maladie courante. En France, elle touche une femme sur dix en âge de procréer selon le ministère de la Santé, soit 1,5 à 2,5 millions de femmes.

Pendant le mois prochain, du 8 au 15 mars, a lieu la semaine européenne de prévention et d’information sur l’endométriose. L’association Info-Endométriose, en partenariat avec France Télévisions, lance à cette occasion un appel aux dons pour soutenir la recherche et la prévention.

Afin d'appuyer cette campagne et rendre visible la maladie, trois spots seront diffusés tout au long de la semaine sur les chaînes publiques, avec la participation de trois comédiennes : Julie Gayet, présidente d’honneur et co-fondatrice d’Info-Endométriose, Léonie Simaga, actuellement à l'affiche de la série TF1 Je te promets et Anna Mouglalis. L'objectif de chacun des spots est de relater les conséquences de la maladie, d’après des témoignages réels, comme la douleur. En effet, l'endométriose provoque d'importantes crampes pendant les règles, mais aussi parfois tout au long du cycle. Elle peut causer des troubles digestifs, des douleurs pelviennes et lombaires, une dyspareunie (douleurs pendant les rapports sexuels) ou encore une fatigue chronique.

 

Encourager les femmes à consulter au plus tôt

Trop souvent, l'endométriose est découverte tardivement, lorsqu'un couple décide d'avoir un enfant. 25% des femmes atteintes de cette maladie sont infertiles, précise Info-Endométriose. La maladie provoque notamment des troubles de l’ovulation. Le spot incarné par Léonie Simaga fait un point sur ce pan de l'endométriose.

Ce chiffre montre ainsi qu'il faut encourager les femmes qui souffrent pendant leurs règles à aller consulter un professionnel de santé, que ce soit un médecin généraliste, sage-femme ou gynécologue. Il est important que celui-ci soit à l'écoute, trop de femmes souffrent parce que, pour elles, leur entourage ou leur médecin, avoir mal pendant ses règles est "normal".

 

 

Une maladie sans cure

À ce jour, il n'existe toujours aucun traitement contre l’endométriose, seulement des méthodes pour soulager la personne qui en souffre : prise de médicaments (anti-inflammatoires), traitement hormonal (prise d'une contraception hormonale, notamment la pilule), méthodes naturelles (yoga, plantes). Plus radicale, une intervention chirurgicale, selon le degré de la pathologie, peut être réalisée, du retrait de kystes à l'ablation de l'utérus.

Pour cette raison, un financement de la recherche sur l’endométriose est nécessaire dans le but d'améliorer la connaissance de la maladie, le diagnostic et les traitements.

Pour effectuer un don, rendez-vous sur le site Info-Endométriose, ou directement sur la page dédiée aux dons de l'association, sur HelloAsso.


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