C'est une première en France. Les députés ont commencé à tracer les contours d'une loi visant à autoriser l'euthanasie. Déjà légale dans plusieurs pays européens, l'euthanasie permettrait de "donner le droit à une fin de vie libre et choisie". 

Une euthanasie possible, mais sous certaines conditions

La loi, qui sera évaluée le 8 avril, devrait fixer certaines limites au droit à l'accès à l'euthanasie. Elle ne sera possible que dans certains cas, à savoir pour les personnes en fin de vie et souffrant de pathologies lourdes et incurables. Les Affaires sociales ont d'ores et déjà approuvé le texte qui sera soumis aux députés la semaine prochaine.

Un texte qui risque de diviser

Si la mort médicalisée est interdite en France, il serait hypocrite d'ignorer les personnes qui font le choix de mettre fin à leurs jours en allant en Suisse ou en Belgique, on considère que, chaque année en France, près de 2000 à 4000 euthanasies clandestines sont pratiquées. Ce texte, en légalisant l'acte, permettrait un meilleur contrôle et un encadrement des morts médicalement assistées. Elle permettra également de répondre aux décisions de tous ceux qui ont fait le choix de partir avant qu'une mort naturelle les emporte.

Les opposants aux textes crient à la dérive éthique que pourrait entraîner l'autorisation de l'euthanasie sur le territoire et considèrent cet acte comme un suicide assisté, une solution de facilité qui ne réglerait pas le problème de manque de moyen dans les services de soins palliatifs. 

Les Éclaireuses