La santé mentale des Français n'avait jamais suscité une telle préoccupation que cette année. Il faut dire que l'épidémie a eu un impact conséquent sur celle-ci.

Lundi, la Fédération française de l’assurance, la Mutualité française et les institutions de prévoyance ont annoncé la prise en charge de plusieurs consultations de psychologues par an, sur prescription médicale et "dans la limite de 60 euros par séance". Cela devrait intervenir dans les semaines à venir.

Une limite de quatre séances par an

Alors que les assureurs n'iront pas au-delà de quatre séances par an, les mutuelles ont fixé ce chiffre comme seuil minimum, et "dans une limite de 60 euros par séance". À noter que les consultations chez un psychothérapeute ou un psychanalyste, s’ils n’ont pas de diplôme de psychologue, ne seront pas concernées. Quant aux psychiatres, ils sont déjà partiellement remboursés par l’assurance maladie.

Pour connaître le nombre maximal de séances prises en charge, il revient aux personnes couvertes de se rapprocher de leur complémentaire santé.

La nécessité d'une orientation médicale

Avant que cette initiative n'entre en vigueur, les trois fédérations souhaitent d’abord "initier un échange" avec les syndicats de médecins et de psychologues. Ces derniers ne sont pour le moment pas pris en charge par la Sécurité sociale, même si l’Assurance maladie teste depuis deux ans un remboursement - sur prescription du médecin traitant - dans quatre départements (Bouches-du-Rhône, Haute-Garonne, Landes, Morbihan).

Ainsi, pour bénéficier du remboursement par son assureur complémentaire, il faudra obligatoirement être orienté par un médecin généraliste. Dans le cas d’une mutuelle, au contraire, la personne pourra directement prendre rendez-vous avec un psychologue, sans orientation médicale.

Doublement des troubles dépressifs chez les Français

Cette année, le nombre de personnes souffrant de troubles anxieux et dépressifs a considérablement augmenté. Selon l'étude CoviPrev menée par Santé publique France de mars à novembre 2020, le taux de troubles dépressifs a doublé, passant de 10% fin septembre à 21% en novembre (période du deuxième confinement). Ce résultat avait déjà été observé en mars, lors du premier confinement.

Les Éclaireuses

 

 

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