Est-ce que l'on est à l'aube d'un nouveau scandale alimentaire et sanitaire ? Depuis quelques jours, les marques et usines ne cessent de rappeler des produits considérés comme dangereux ou défaillants. Entre les œufs Kinder (à quelques jours de Pâques), les pizzas Buitoni, la sauce soja, le fromage de chèvre... 

Que signifient toutes ces alertes sanitaires ? Après plusieurs analyses, les experts se sont rendu compte de lacunes au niveau de l'hygiène dans plusieurs usines alimentaires. Celle de Buitoni à Caudry a depuis été mise à l'arrêt. Outre le manque d'hygiène, les analyses ont montré qu'il y avait eu plusieurs contaminations notables des produits : à la salmonelle, à la listéria... Les produits souillés représentent un risque pour les consommateurs (de nombreux enfants se sont d'ailleurs retrouvés hospitalisés suite à la consommation de produits Kinder).

Cette situation exceptionnelle n'est pas sans nous rappeler quelques scandales alimentaires du passé. De la vache folle aux lasagnes à la viande de cheval, ce n'est pas la première fois (ni la dernière) que le consommateur est trompé ou mis en danger.

Des lacunes au niveau des contrôles sanitaires ? 

Bien que les réglementations européennes soient particulièrement sévères (surtout depuis le scandale de 1996), de nombreuses lacunes ont été relevées dans les différentes usines agroalimentaires : celle de Buitoni a été contrainte de fermer ses portes et une enquête est en cours dans l'usine Kinder belge (près de 150 cas de salmonellose ont d'ores et déjà été relevés).

Ces contaminations sont loin d'être anodines, car elles sous-entendent de nombreuses lacunes dans les chaînes sanitaires de production des produits. Le risque de contamination se faisant de plus en plus grand (chaque jour, de nouveaux produits sont rappelés par les usines de production), il joue un rôle central dans la relation de confiance entre l'industrie agroalimentaire et les consommateurs. Si les nouvelles tendances poussent les consom’acteurs à se détourner des produits transformés pour des circuits courts et des produits fait-maison, ce n'est pas pour rien : l'accumulation des différents scandales sanitaires depuis 30 ans nous ont poussés à repenser notre façon de consommer (ce qui n'est pas une mauvaise chose lorsque l'on jette un œil au dernier rapport du GIEC).

La solution serait d'apporter plus de transparence sur les produits

Pour l'ONG Foodwatch, une association qui se bat pour une alimentation saine et sans risque pour le consommateur, il est essentiel d'imposer le plus rapidement possible plus de transparence aux différents industriels de l'agroalimentaire. L'ONG dénonce également l'action tardive de Ferrero face aux différentes contaminations (potentiellement des produits Kinder souillés sont distribués depuis Noël dans les rayons des supermarchés). Foodwtach dénonce l'impunité des grands industriels et les risques qu'ils font potentiellement prendre aux consommateurs. 

Et s'il est évident que l'avenir ne se cache plus dans la nourriture industrielle, il est essentiel que les consommateurs soient assurés de la qualité sanitaire des produits qu'ils consomment. C'est pour cette raison qu'un durcissement des règles sanitaires dans l’agroalimentaire doublé d'une obligation de transparence vis-à-vis de l'ensemble des additifs est plus que nécessaire dans un avenir proche. 

Les Éclaireuses

 

 

 

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