Si le concours de beauté est montré du doigt depuis de nombreuses années pour son aspect sexiste et rétrograde, cette année, l'association Osez le Féminisme ! et trois femmes ayant voulu participer au concours ont décidé d'attaquer le comité d'organisation du concours de beauté et la société de production Endemol Production pour de multiples raisons concernant, entre autres, le non-respect du droit du travail.

Le bal de la discrimination ?

Osez le féminisme ! s'est penchée en détail sur les critères nécessaires pour participer au concours Miss France. La liste de prérogatives est sans fin, les potentielles reines de beauté doivent assurer qu'elles sont célibataires, elles ne doivent pas boire ni fumer en public, ne doivent pas faire d'ironie, ne doivent pas avoir d'enfant, pas de tatouage, pas de piercings... Cette liste est l'un des points de départ du problème Miss France, car selon le Code du travail, il est interdit de recruter en fonction de critères aussi restrictifs. Si les candidates ne sont pas réellement salariées par Endemol ou Miss France (sauf pour la gagnante qui signe un contrat), elles ont tout de même une relation particulière avec la société de production qui s'apparente à celle des employés/employeur.

 

 

Pas de réponse de la part de Miss France

Alors qu'Alexandra Laroche-Joubert annonçait avec fierté que le concours avait, cette année, dépassé un record d'inscription, aucune déclaration officielle n'a été faite par le comité Miss France ou la société de production Endemol quant à cette attaque en justice. Il y a d'ailleurs peu de chances qu'une décision soit prononcée d'ici le 11 décembre, date du prochain prime de l'élection de la plus belle femme de France.

Dans les années à venir, il sera sûrement nécessaire de questionner l'opinion sur la question des concours de beauté pour savoir s'ils ont encore leur place à la télévision, en prime time. 

Les Éclaireuses

 

 

 

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