Alors que dans notre pays, un Français sur deux possède au moins un animal de compagnie, le groupe d’études « condition animale » de l’Assemblée, présidé par le député LREM des Alpes-Maritimes, Loïc Dombreval, a durant six mois auditionné près de 200 personnes pour rendre un rapport de 312 pages contenant 121 recommandations, dont une dizaine de propositions « phares ».

Parmi elles, la demande de sanctionner plus sévèrement la cruauté envers les animaux dont on vous parlait il y a quelques jours. Contre la maltraitance, le rapport prône « la création d’un numéro vert de la protection animale dédié au signalement d’actes de maltraitance, comme cela existe pour d’autres sujets ». Côté pénal, il suggère de « passer à 3 ans de prison et 45 000 euros d’amende », contre actuellement « 2 ans et 30 000 euros ».

« La protection animale n’est pas incarnée politiquement. Seule une autorité administrative indépendante peut faire avancer la condition animale et le droit des animaux en France », confie Loïc Dombreval à l’AFP. Pour y remédier, il suggère de « créer une sorte de défenseur des droits ou un secrétariat d’État dédié à la condition animale, voire un délégué interministériel qui pourrait traiter toutes ces questions, à l’image de ce qui se fait en Belgique. »

Le député souhaite également lancer un portail internet national dédié à la protection animale rassemblant toutes les informations mises à jour indispensables aux futurs acquéreurs, possesseurs, associations, forces de l’ordre, magistrats et procureurs.

De plus, Loïc Dombreval veut créer un Fonds national de la protection animale, « abondé par un montant prélevé sur l’identification électronique (puçage) et des dons de toutes sortes » pour venir en aide aux petits refuges et associations locales qui « manquent considérablement de moyens. »

Aussi, pour lutter contre l’abandon, plusieurs mesures seront proposées : une attestation de connaissances minimales obligatoire pour détenir un chien ou un chat, un certificat de capacité pour un équidé également obligatoire, ainsi que la stérilisation des chats libres et des animaux non destinés à la reproduction.

Enfin, l’interdiction de la vente de chiens et chats en animalerie, dans les foires et expositions, et sur les sites internet généralistes est également préconisée.

Les Éclaireuses

 

 

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