En juillet dernier, deux associations de protection de l'enfance, E-Enfance et la Voix de l'Enfant, ont attaqué en justice 6 opérateurs téléphoniques et Web au tribunal judiciaire de Paris. Leur tort ? Selon les associations, l'accès aux plateformes pornographiques serait bien trop facile pour les mineurs et les enfants.

Les associations ont donc demandé aux opérateurs de bloquer l'accès à Pornhub, Tukif, XNXX, xHamster, XVideo, RedTube ou encore Youporn. Lorsque l'on sait le taux de consultation des sites pornographiques sur le territoire, ce blocage risque de faire beaucoup de malheureux. Cependant, dans les faits, le Code pénal interdit l'accès aux sites à caractère pornographique aux mineurs. Depuis 2020 et la loi sur les violences conjugales, la demande d'autorisation basique à l'entrée des sites n'est plus suffisante pour effacer la responsabilité des entreprises exploitantes.

 

Les opérateurs sont à la recherche d'une solution

"Nous appliquerons la décision de justice et fermerons ces sites au plus vite si la justice nous le demande", a déclaré un représentant de Orange. Il faudra que les opérateurs réfléchissent aux éventuelles solutions qu'ils peuvent mettre en place. Dans certains pays, le numéro de carte d'identité est demandé pour entrer sur les sites interdits aux mineurs. De nouvelles techniques sont également à l'étude : analyse du visage, envoi d'un SMS ou un système appelé "My18pass" qui fonctionne avec un identifiant bancaire.

En 2018, une enquête d'Opinion Way révélait qu'un tiers des enfants de 12 ans avaient déjà été confrontés à des images pornographiques en ligne. En 2017, on apprenait que 63% des adolescents entre 13 et 17 ans étaient déjà allés, de leur propre volonté, sur un site pornographique. Ces chiffres pourraient bien peser dans la balance lors du jugement de cette affaire, jeudi 9 septembre, au tribunal de grande instance de Paris. 

Les Éclaireuses

 

 

 

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