Même s'ils sont pointés du doigt depuis plusieurs mois et qu’ils sont au cœur d'une polémique qui prend ses sources directement dans la politique chinoise, les jeux d'hiver de Beijing ont bel et bien débuté le 4 février dernier. Malgré le début des épreuves, cela n'a pas calmé les polémiques, bien au contraire. Sur les réseaux sociaux, les athlètes partagent en direct et au quotidien la situation de la "bulle sanitaire olympique". 

Une psychose du COVID-19

Si l'on parle de bulle olympique, c'est qu'il y a une raison. Les Chinois, soucieux d'éviter les nouvelles flambées épidémiques, semblent avoir pris des mesures plus que drastiques : tous les athlètes ont dû se plier à une quarantaine obligatoire avant leur entrée dans le village olympique, toutes les actions qui ont pu être déshumanisées ont été remplacées par des robots. Des machines sont destinées à la reconnaissance faciale, même avec le masque, pour pouvoir suivre précisément chaque athlète dans le village olympique. Les athlètes sont dans l'obligation de télécharger une application dès leur entrée dans la zone olympique (certains chercheurs canadiens pensent que l'application pourrait collecter des données à des fins politiques), l'ensemble du staff chinois est vêtu de combinaisons de protection pour éviter les contacts avec les personnes venant de l'extérieur... En somme, c'est une zone de haute sécurité qui a été installée pour les jeux. 

Mais, les réactions des athlètes ne se sont pas fait attendre. Sur les réseaux sociaux, ils sont nombreux à témoigner de leur quotidien sur le village à l'aide de photos ou de vidéos. Dans la série des situations ubuesques, on retrouve les plateaux-repas servis lors de la quarantaine : similaires à des repas de prison, de nombreux athlètes (dont l'alimentation est suivie de très près) ont dit être choqués par le traitement qui leur était accordé.

 

Une fois l'étape de la quarantaine passée, ce ne sont plus des humains, mais des robots qui assurent le service dans les réfectoires, comme ça, pas de risque de contamination de la population locale. 

 

 

De nombreux problèmes liés à l'environnement, à l'écologie

Autre aspect qui fait grincer des dents : l'organisation de jeux d'hiver dans une zone où il ne neige pratiquement jamais. 100% de la neige des jeux d'hiver de 2022 est une neige artificielle. De nombreuses ONG ont alerté sur la situation, disant que ce n'était pas normal, mais le gouvernement chinois semblait bien décidé à organiser, coûte que coûte, ses jeux d'hiver. Ce ne sont pas moins de 185 milliards de tonnes d'eau qui vont être nécessaires pour produire l'ensemble de la neige nécessaire sur les épreuves.

S'ajoutent à cela des infrastructures construites au cœur de zones industrielles qui dénaturent grandement la dynamique responsable, insufflée par les Japonais lors des jeux de Tokyo.

 

 

 

Dernier point essentiel : la question des droits de l'homme en Chine

Entre le massacre des Ouïgours et les menaces sur Taïwan, un appel au boycott des jeux a été lancé dans plusieurs endroits du globe et le mouvement a été suivi par de nombreuses grandes puissances comme les États-Unis, le Canada, le Japon, l'Australie ou encore la Grande-Bretagne (une majeure partie des grandes délégations). Quant à l'Union européenne, elle a annoncé vouloir limiter la présence des responsables diplomatiques lors des épreuves et des rassemblements officiels.

Si les Jeux olympiques restent la fête du sport et une période de trêve, l'édition 2022 pourrait bien rester dans l'histoire comme l'année des pires jeux d'hiver jamais organisés. 

Les Éclaireuses 

 

 

 

 

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