Le président de la République a présenté le projet de loi contre les séparatismes religieux. Il inclut un volet pénal concernant les certificats de virginité et plus précisément les médecins qui les réalisent et attestent qu'une femme a, ou non, perdu sa virginité. Le gouvernement souhaite acter une sanction pénale d'un an de prison ferme et de 15 000 euros d'amende pour les professionnels de santé se rendant coupables de cette pratique très controversée.

Un certificat de virginité est une attestation médicale demandée en général dans le cadre d'un mariage religieux, notamment d'un mariage arrangé. Une jeune fille doit se soumettre, à la demande de sa future belle famille ou de ses parents, à un examen de son hymen. Elle doit ainsi pouvoir prouver qu'il est intact et qu'elle est vierge avant son union.

La médecine a prouvé depuis longtemps que l'hymen intact ne prouvait pas la virginité, et inversement. Pourtant, dans certaines communautés religieuses, ce certificat est une étape indispensable pour sceller un mariage et attester de la « pureté » d'une femme.

Le Conseil de l'Ordre des médecins et le Collège national des gynécologues de France condamnent cette pratique. Pourtant, certains médecins reconnaissent le faire pour sauver la vie de leurs jeunes patientes, et leur éviter des représailles familiales. Pour ces médecins, la priorité est de pénaliser les commanditaires.

« Avec Gérald Darmanin, nous interdirons dans la loi et pénaliserons les tests & certificats de virginité, ils portent atteinte à la dignité des jeunes filles ! », écrit la ministre sur Twitter.

Elle entend aussi « interdire les certificats de complaisance qui n'ont pas de rapport avec la santé de la personne » : il s'agit notamment des « certificats dits d'allergie au chlore », qui « sont faits en général pour retirer les jeunes filles de l'activité sportive et de la piscine », selon elle.

Dans le viseur de la loi sur les séparatismes religieux, il y a également la polygamie déjà interdite en France. Des mesures d'expulsion systématiques pourront être prises. La lutte contre les mariages forcés va également être intensifiée. Les officiers d'état civil pourront s'entretenir individuellement avec les futurs mariés pour s'assurer de leur consentement si un tiers ou une association les alerte.

Le projet de loi est actuellement en préparation et doit passer en Conseil des ministres le 9 décembre prochain

Les Éclaireuses

 

 

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