"C'est soit pass sanitaire, soit couvre-feu (...) C'est soit pass sanitaire, soit reconfinement", c'est ainsi que la situation a été exposée par Cédric O, secrétaire d'État, devant l'hémicycle de l'Assamblée nationale. Si la question du pass sanitaire divise les Français depuis son annonce, les parlementaires ont validé, ce matin, la loi anti-covid qui vise à mettre en place un nouveau protocole de lutte contre la pandémie. Alors que les contaminations explosent sur le territoire et que le variant Delta semble devenir la forme de covid majoritaire dans le pays, l'Assemblée a tranché sur les mesures qui seront finalement appliquées ou non. 

 

Quels sont les lieux qui seront concernés par l'application du pass sanitaire ? 

Il semblerait que les parlementaires soient enfin arrivés à une liste finale des lieux où sera appliqué le pass sanitaire à l'entrée. Ainsi, sont concernés par le pass : les restaurants, cafés et bars (terrasses comprises), les trains (à partir du 10 août), les avions, les centres commerciaux de plus de 20 000m2, les campings, centres de vacances ou hôtels équipés d'un bar ou d'un restaurant (à partir du mois d'août), les musées et les monuments historiques, les parcs d'attractions, les festivals de plus de 50 personnes, les stades, les salles de sport, les cinémas, les théâtres et salles de spectacle (s'il y a plus de 50 spectateurs), les salons et foires, les lieux de culte (sauf pour les cérémonies religieuses), les bateaux de croisière, les casinos et salles de jeux,  les discothèques et enfin, les hôpitaux et les Ehpad, sauf urgences.

Les endroits qui échappent finalement au pass sanitaire

Certains endroits ont, en revanche, été retirés de la liste de lieux potentiellement soumis au pass sanitaire comme les métros, trains de banlieue, RER, bus et trams. Ils ne sont pas concernés par la mise en place du pass. Enfin, tous les évènements privés, comme les mariages, ne sont pas non plus soumis à la loi.

Olivier Véran a évoqué les éventuels licenciements liés à l'absence de vaccination

Si pour le personnel soignant, la vaccination est à ce jour obligatoire, pour les autres salariés (que ce soit du secteur privé ou public) il n'est pas question, pour le moment, de justifier un licenciement pour absence de vaccination. Le ministre a été clair "Il n'est en aucun cas question de licencier quelqu'un qui ne serait pas vacciné dans le cadre du pass sanitaire". Des solutions seront proposées dans les semaines à venir pour régler les éventuels différends entre les salariés non vaccinés et les employeurs. En ce qui concerne les entreprises, le pass sanitaire ne sera pas mis en place avant le mois de septembre.

Il reste maintenant une dernière étape de validation de la loi anti-covid par les sénateurs avant sa mise en place définitive sur l'ensemble du territoire.

Les Éclaireuses