Si les choses avancent et que certains sujets sont de moins en moins noyés sous des tabous hors d'âge, certaines habitudes ont la vie dure. Selon un récent sondage mené par OpinionWay pour Dans Ma Culotte, plus de la moitié des Français (55%) considèrent encore qu'il n'est pas du tout approprié de parler des menstruations en public.

Un découpage générationnel bien clair

En observant les chiffres, on se rend compte qu'il y a un découpage net entre les générations, directement influencé par les opinions liées à une époque. Les 65 ans et plus sont 73% à considérer que parler de règles est inapproprié, on descend à 61% pour les 50-64 ans alors que les 18-34 ans ne sont que 30% à considérer que cela n'est pas normal de parler de règles en public. En considérant que l'âge moyen des Français est de 40,3 ans, il est tout à fait normal que les mentalités aient du mal à évoluer sur ces questions. La population française est une population vieillissante, encore très attachée aux anciens dogmes.

Autre clivage générationnel notable, sur l'ensemble de l'échantillonnage interrogé pour l'étude (soit 1051 personnes de plus de 18 ans), un tiers des sondés avoue ne jamais parler des règles au quotidien sauf que si l'on s'intéresse une fois de plus aux tranches d'âge, cette affirmation n'est valable que pour les plus de 25 ans. En dessous de cet âge, c'est seulement une personne sur dix qui est gênée par le fait d'évoquer les règles dans une conversation.

 

 

Un sentiment de dégoût qui a la vie dure

Si depuis quelques années, de vaillantes guerrières essayent de faire tomber cette image de "règles sales" instaurée par des années de puritanisme et de diabolisation des menstruations, pour 6% des sondés, les règles sont encore associées au sentiment de dégoût (et ce, chez les hommes comme chez les femmes). 

Une lueur d'espoir pointe tout de même au détour d'un chiffre, 48% des hommes pensent que les règles ne sont pas un sujet exclusivement féminin mais qu'il concerne tout le monde (les hommes, les femmes, les enfants, les personnes non-binaires, etc.). 45% des hommes ont même déjà acheté des protections périodiques pour leur compagne, leur petite amie ou leur fille.

Enfin, 65% des sondés sont en faveur des protections périodiques gratuites en France. Un dernier chiffre qui montre qu'une large majorité est en faveur du changement.

Enjoy,

Les Éclaireuses

 

 

 

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