Vous l'avez peut-être vu passer sur les réseaux sociaux. Depuis quelques jours, des dizaines de femmes ont posté le hashtag #JauraisFaitCommeElle. La naissance de ce mouvement ? L'histoire poignante de Priscilla Majani, une femme et une mère qui, pour protéger sa fille d'un père violent et dangereux, a tout quitté. Elle est aujourd'hui condamnée à 4 ans de prison ferme et 1 an avec sursis pour "soustraction d'enfant" et "dénonciations calomnieuses et mensongères" à l'encontre de son ex-mari. Pour comprendre la totalité de l'histoire, il faut remonter 11 ans en arrière.

Un père qui n'a rien d'un père

C'est une histoire similaire à des dizaines de familles. Il y a 11 ans, Priscilla s'est enfuie en Suisse pour protéger sa fille d'un père qui n'avait rien d'un père. Le père de l'enfant était un homme violent et c'est cette violence qui a été la cause de la séparation des parents de la jeune Camille, âgée de 3 ans au moment du divorce. La justice optera pour une garde partagée. À l'âge de 5 ans, Camille reviendra de chez son père en disant des choses que l'on ne devrait jamais entendre dans la bouche d'un enfant. 

"Il m'a fait très mal en mettant son zizi dans mes fesses."

"Il m'a demandé de lui lécher le zizi."

Priscilla porte immédiatement plainte contre son ex-mari, mais la justice ne donne aucune valeur à sa plainte ni au témoignage de sa fille. La plainte sera classée sans suite et aucune enquête ne sera ouverte. Aucune des procédures judiciaires de la mère n'aboutira. Au pied du mur, elle décide un jour de tout quitter pour partir se réfugier en Suisse. La petite fille, elle, aura un suivi psychologique la majeure partie de son enfance et de son adolescence. En février 2022, Priscilla a été arrêtée puis extradée en France avant d'être condamnée par la justice

Personnalités publiques et internautes expriment leur solidarité pour Priscilla Majani

L'histoire faisant de plus en plus parler d'elle, de nombreux internautes ont commencé à se mobiliser sur les réseaux sociaux pour exprimer leur solidarité avec la mère de famille. Alex Lutz, Enora Malagré, Anny Duperey… Nombreux ont été ceux qui ont également partagé le hashtag #JauraisFaitCommeElle écrit sur leur main, leur visage ou sur une feuille.

 
 
 
Voir cette publication sur Instagram

Une publication partagée par Enora Malagré (@enoramalagre)

 

 
 
 
Voir cette publication sur Instagram

Une publication partagée par Catherine Marchal (@catherinemarchal_off)

 

 
 
 
Voir cette publication sur Instagram

Une publication partagée par Alex Lutz (@alexlutzofficiel)

Ce qui est demandé à la justice, c'est d'appliquer le principe de précaution qui permettra de considérer le geste de Priscilla comme de la protection. La jeune fille, toujours mineure, se retrouve seule à l'étranger depuis l'emprisonnement de sa mère. Refusant de voir son père, elle ne s'est pas rendue aux différentes audiences. Selon 20 minutes, la jeune fille aurait porté plainte contre son père pour violences physiques, sexuelles et psychologiques au mois de novembre 2022. Il est tout à fait envisageable que l'engouement médiatique cumulé à la plainte de la jeune Camille fasse flancher la justice en faveur de la mère.

Il est également important de rappeler que même si cette histoire semble horrible, l'inceste est loin d'être une chose rare en France. Le 31 mars 2022, la Ciivise (Commission indépendante sur l'inceste et les violences sexuelles faites aux enfants) révélait que près de 160 000 enfants sont victimes, chaque année, d'inceste sur le sol français, 70 % des plaintes sont classées sans suite.

Les Éclaireuses

 

 

Tags : News