Depuis la révocation par la Cour suprême de l'arrêt Roe vs Wade, qui garantissait le droit fédéral à l'avortement aux États-Unis, de nombreux états ont tout simplement décidé d'interdire le droit à l'avortement sur leur territoire. Pour remédier à ce problème, de grandes entreprises ont annoncé ces derniers jours prendre en charge les frais de déplacement de leurs employées lorsqu'elles auraient recours à une IVG. On vous explique...

Des entreprises américaines qui s'engagent franchement dans la lutte pour le droit à l'avortement

Disney, Uber, Johnson&Johnson, Meta ou encore Condé Nast (le groupe américain d'édition de magazines qui détient notamment Vogue), Netflix et la célèbre marque de vêtements Patagonia ont été clairs : dès lors que leurs employées auront recours à un avortement, les frais de déplacement (dans le cas où elles se trouveraient dans un état qui interdit l'IVG) seront pris en charge par l'entreprise. Un porte-parole du géant américain Disney a d'ailleurs affirmé que "Disney s'engageait à offrir l'accès à des soins de santé de qualité qui comprennent l'avortement".

Certaines entreprises vont encore plus loin en déclarant qu'elles paieraient les cautions de leurs employées si elles devaient être arrêtées durant des manifestations pour la lutte pour le droit à l'avortement.

Du côté des entreprises de transport comme Uber et Lyft, même son de cloche : dans le cas où leurs chauffeurs transportant une femme dans un autre état en vue de pratiquer un avortement seraient poursuivis juridiquement, les deux entreprises se sont engagées à rembourser les frais.

Mais quel avenir pour les femmes qui ne sont pas protégées par leurs entreprises ?

Si c'est une initiative qu'il faut saluer, on ne peut s'empêcher de penser à ces femmes qui ne sont pas employées par de grandes multinationales. Comment garantir un accès sécurisé à l'avortement pour ces femmes ? Quid des femmes qui sont employées par des entreprises qui n'ont pas pris position ? C'est le cas de Walmart une entreprise spécialisée dans la grande distribution. Premier employeur du pays, l'entreprise est particulièrement implantée dans une région où l'avortement sera interdit. Il semble que par peur de représailles économiques et politiques, mais aussi juridiques, l'entreprise ne prendra pas position.

Un silence qui pourrait coûter la vie à de nombreuses employées.

Les Éclaireuses

 

 

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