Leurs meubles peuplent nos maisons et leurs noms très atypiques et imprononçables nous ont tous déjà fait rire.

Ikea, la multinationale suédoise, reine des meubles en kits et au rapport qualité-prix imbattable, possède des adeptes aux quatre coins du monde. Des millions de consommateurs raffolent de leurs déco super tendance, des meubles indémodables et de leurs petits prix. 

Cependant, il y a quelques jours, cette entreprise au revenu de plus de 41 milliards d'euros a été accusée par l'ONG britannique Earthsight d'abattre des arbres illégalement dans les forêts ukrainiennes pour la production de leurs meubles.

Cette enquête raconte que le géant du meuble vendrait des chaises produites avec du bois illégal. Ikea est, à ce jour, le plus gros consommateur de bois au monde, nécessitant à lui seul 1% de la production mondiale. Mais, cette ultra-consommation est aujourd'hui dans la ligne de mire des ONG, qui se sont penchées sur les filières d'approvisionnement du géant suédois.

Parmi les différentes sources d'approvisionnement, on retrouve les producteurs de bois Ukrainiens. Ces producteurs sont connus pour ne pas être très à cheval sur la loi et abattraient des arbres en dehors des périodes légales autorisées par le gouvernement. Entre avril et mi-juin, le pays interdit toute coupe pour préserver la faune, notamment les ours et les lynx, fortement menacés, qui sont à ce moment-là en période de reproduction. Or, il semblerait que cette période de pause n'ait pas été respectée, mettant en péril les animaux, pour pouvoir fournir le géant Ikea en matières premières. 

"Nous reconnaissons que l'abattage illégal reste un problème mondial très répandu et travaillons de manière proactive pour mettre en œuvre des mesures visant à vérifier que nos fournisseurs respectent la légalité", a alors expliqué un gérant de la firme.

Une histoire qui n'est pas terminée et que les ONG, chargé de la protection de l'environnement ne vont pas laisser se taire.

Enjoy, 

Les Éclaireuses

 

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Crédit Photo : Archives ER/Bruno GRANDJEAN Crédit Photo : Archives ER/Bruno GRANDJEAN