Chaque année, à l'approche des beaux jours, la pression du summer body, comprendre le corps "parfait" pour l'été, pèse sur de nombreuses personnes. Reprise intensive du sport, diète restrictive, cure "détox"... Tout est mis en place pour se pavaner sur la plage sans les kilos pris pendant l'hiver. 

Mais cette année, la vague s'avère encore plus forte que d'ordinaire. Après des mois intenses, une situation angoissante qui a indéniablement impacté notre santé mentale, entre confinements, télétravail, rupture de la vie sociale, nombreux sont ceux qui ont pris quelques kilos. Une nouvelle pression, dévorante, a fait son apparition : perdre le poids pris pendant le confinement.

Objectif perdre du poids avant le 21 juin 

Au Royaume-Uni, alors que le Premier ministre a officialisé son intention de lever toutes les restrictions le 21 juin, l'excitation et la réjouissance se sont répandues en une fraction de seconde sur les réseaux sociaux. Alors que certains ont commencé à planifier ce qu'ils porteraient pour le premier barbecue de l'année, ou lors du retour en boîte de nuit, une onde malsaine s'est aussitôt manifestée. 

Une myriade de messages faisant référence à la "prise de poids de confinement" et à la nécessité d'obtenir un "corps d'été" à temps a envahi la toile.

 

 

Une onde de grossophobie

Penser d'abord à son poids plutôt qu'aux moments de vie normale que l'on pourra retrouver ? Visiblement, la pression sociétale nous fait oublier les vraies priorités.

Mais en plus de cette tendance à idéaliser le "skinny", une déferlante de messages grossophobes a été observée. Ridiculiser et diaboliser les corps plus ronds, de quoi appuyer cette pression sociétale néfaste.

Ce qui change de l'objectif "summer body" classique ? Le sentiment d'avoir une deadline exerce une pression - consciente et inconsciente - supplémentaire pour de nombreuses femmes, notamment. L'obsession naît, celle d'être au meilleur de sa forme pour rattraper le temps perdu. 

Nous venons toutes de traverser l’année la plus difficile que nous ayons jamais connue, alors célébrons plutôt le chemin parcouru.

Enjoy,

Les Éclaireuses